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(MARS) L’hélicoptère Ingenuity a refusé de décoller pour son 4ème essai

30 avril 2021 — Le quatrième vol de l’hélicoptère Ingenuity sur Mars prévu hier n’a pas eu lieu, l’engin n’ayant pas décollé, a annoncé la NASA, qui a indiqué être en train d’analyser les données et prévoir une nouvelle tentative aujourd’hui.

« Les données reçues montrent que l’hélicoptère n’a pas réalisé son quatrième vol comme prévu », a déclaré dans un communiqué le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de l’agence spatiale américaine. Il « n’est pas passé en mode vol, ce qui est requis pour que le vol ait lieu », a-t-elle expliqué.

« L’hélicoptère est bonne santé » et ce retard « n’empêche pas de futurs vols », a toutefois rassuré la NASA. Une nouvelle tentative sera effectuée aujourd’hui , à 16H46 en heure française,  mais les premières données n’arriveront sur Terre 9H30 en France.

L’hélicoptère devait hier tenter de voler plus longtemps (117 secondes) que lors de son troisième vol dimanche (80 secondes), en parcourant une plus grande distance, plus vite (3,5 mètres par seconde au lieu de 2m/scd).

Ce quatrième test doit ainsi commencer à pousser Ingenuity dans ses retranchements après trois succès, dont le premier le 19 avril, avec un vol stationnaire qui était le premier d’un engin motorisé sur une autre planète.

« Rappelons que l’équipe de l’hélicoptère sur Mars a déjà rempli les objectifs associés à cette technologie de démonstration », a tweeté Thomas Zurbuchen, administrateur associé pour la science à la NASA, peu après l’annonce du test avorté. « Ils ont prouvé qu’il était possible de voler sur Mars! »

Un défi de taille, car l’air martien est d’une densité équivalente à seulement 1% celle de l’atmosphère terrestre.

C’est pourquoi la NASA a dû concevoir un engin ultra-léger (1,8 kg), qui ressemble en réalité davantage à un gros drone, et dont les pales tournent bien plus vite que celles d’un hélicoptère standard.

Ingenuity est arrivé sur la planète rouge le 18 février à bord du rover Perseverance, duquel il s’est ensuite décroché.

La fenêtre d’Ingenuity pour effectuer ce quatrième vol, et éventuellement un cinquième, est réduite. Au bout d’un mois consacré à cette expérience, qui prendra fin début mai, la NASA avait annoncé qu’elle se consacrerait à l’objectif principal de Perseverance pour les années à venir: chercher des traces de vie ancienne sur Mars.

Rédaction btlv.fr  avec AFP

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-30T11:07:38+02:0030 avril 2021|

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