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MÉTHANE : de nouvelles fuites constatées au large du Brésil

14 septembre 2020 – On vous en parlait au mois d’août sur btlv.fr, des chercheurs ont découvert une importante fuite de méthane en Antarctique. Une très mauvaise nouvelle pour la planète et pour la région en particulier, mais il semblerait que ce ne soit pas tout.

Dans une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, des chercheurs de l’université de Linnæus en Suède nous apprennent qu’une quantité astronomique s’échappe du fond de l’océan Atlantique au large des côtes brésiliennes et se propage vers le reste de l’océan.

CERCLE VICIEUX

La raison derrière cette fuite gigantesque se situe au niveau du talus continental. Il s’agit d’une zone sous-marine en pente qui fait le lien entre le plateau continental et la plaine abyssale. En l’occurrence, les hydrates de méthane présents dans la zone sont instables. Ceux-ci, qui sont présents sous forme de glace, sont composés de très grandes quantités de molécules de méthane, plus que dans tous les combustibles fossiles réunis, selon Marcelo Ketzer, l’un des auteurs principaux de l’étude.

Le problème est le suivant : le réchauffement climatique a fait fondre cette glace, libérant ainsi le méthane présent dans ces hydrates. Plus il s’en libère, plus la température augmente, plus ces hydrates glacés fondent, libérant ainsi plus de méthane. Un véritable cercle vicieux.

Si ce n’est pas la première fois qu’un tel phénomène s’opère dans le monde, c’est la première fois dans l’hémisphère sud. Les scientifiques tentent à présent de comprendre la situation et de déterminer la quantité de méthane présente dans la zone afin de savoir à quoi nous avons affaire et l’ampleur des effets néfastes de cette fuite. Pour l’instant, les bulles de méthane qui s’échappent des fonds marins se dissolvent dans l’eau avant d’atteindre la surface, ce qui conduit les scientifiques à penser que le méthane dans l’eau va finir, sur plusieurs siècles, par modifier la composition des océans, les rendant potentiellement plus acides, ce qui modifierait totalement les conditions de vie de la faune aquatique.

Margaux Naudin (rédaction btlv.fr)

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ARABIE SAOUDITE : On a découvert des traces de pas appartenant à des Homo sapiens

19 septembre 2020 – Les traces de pas de sept individus vieilles de 120 000 ans ont été découvertes imprimées dans le sol près d’un ancien lac en Arabie Saoudite. Ces derniers ont été identifiés comme Homo Sapiens.

Le Max Planck Institut, à travers le Dr Michael Petraglia et son équipe, a identifié des empreintes de pas humains découverts à proximité d’un ancien lac au nord de l’Arabie Saoudite. Ces dernières auraient appartenu à sept de nos ancêtres, les Homo Sapiens, qui ont pu les faire lors d’un transit entre l’Afrique et l’Eurasie.

400 EMPREINTES AU MINIMUM

Il pourrait s’agir d’une route de transit intérieure au continent entre l’Afrique et l’Eurasie, même si la majorité de ces routes ont été répertoriées entre la Grèce et le Japon. Ces empreintes sont les traces de vie les plus anciennes jamais retrouvées dans la région.

Sept individus qui se déplacent, ça fait beaucoup de traces de pas : plus de 400 pour être exacte. Celles-ci ont été retrouvées suite à l’érosion de la couche sédimentaire autour d’un ancien lac au nord du pays, dans le désert de Nefud. Elles ont entre 121 000 et 112 000 ans. Autour de celles-ci, beaucoup d’empreintes d’animaux sauvages ont pu être également retrouvées.

Margaux Naudin (rédaction btlv.fr)

2020-09-14T17:22:22+02:0014 septembre 2020|

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