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MILLÉSIME BIO : un salon « de vignerons pour les vignerons »

15 janvier 2020 — Se présentant comme l’unique salon uniquement consacré au vin biologique au monde, Millésime Bio réunira du 27 au 29 janvier à Pérols (Hérault) 1.300 exposants, ont annoncé mardi les organisateurs de cet événement « de vignerons, pour les vignerons ».

« On a su répondre à une attente bien ciblée. On a un bon sens paysan qui nous oriente vers une progression qu’on sait gérer », a déclaré lors d’une conférence de presse à Montpellier Patrick Guiraud, président de la commission de ce salon annuel créé en Occitanie, et toujours « maîtrisé » par les professionnels qui l’ont créé selon lui.

Le salon, dont la 27e édition se tiendra aux parcs des expositions de Pérols (Hérault), accueillera caves particulières, caves coopératives ou négoces venus de 22 pays sur 24.000 m2, pour 7.000 acheteurs professionnels.

Il a été créé en 1991, par l’association Sudvinbio qui rassemble aujourd’hui 420 entreprises productrices de vin bio de la région Occitanie, laquelle couvre 36% du vignoble bio français. « On voulait que l’Occitanie, principale région productrice de vin bio en France, soit le référentiel bio dans le monde entier et c’est le cas, grâce au salon », souligne M. Guiraud.

Les exposants viennent à 75% de France et une priorité est accordée à ceux d’Occitanie (373 exposants en 2020). Ce Mondial du vin biologique se présente comme « la plus grande place de marché dédiée au vin bio au monde ».

Alors que la consommation mondiale de vin diminue, le vin bio poursuit sa croissance, agrandissant d’année en année sa part de marché, soulignent les organisateurs. La consommation de vin bio a pratiquement doublé dans le monde depuis 2013.

Pour répondre aux besoins du marché, la France, l’Italie et l’Espagne, les trois principaux pays producteurs de vin bio au monde, « vont considérablement accélérer la conversion de leurs vignobles pour atteindre une production de l’ordre de 2 milliards de cols [bouteilles] en bio en 2023 », selon une étude de prospective de Millésime Bio dans cinq pays-clés (France, Italie, Espagne, Allemagne, Etats-Unis).

De l’ordre de 1,5% en 2013, la consommation de vin bio représentera 3,5% du marché mondial en 2023, selon cette étude.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-03-24T17:37:54+01:0015 janvier 2020|

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