Découvrez BTLV, le média N°1 sur le mystère et l'inexpliqué (Replay/Podcast/rédactionnel)

Pour accéder à toutes nos interviews audio et vidéo
Rejoindre BTLV

18 mai 2020 — Il y a quelques années, la communauté ufologique s’est émue face à la découverte d’une momie nommée ATA qui fit le buzz sur les réseaux sociaux. Achetée en 2012 par un homme d’affaires espagnol du nom de RamónNavia-Osorio, ce dernier autorisa le Docteur Steven Greer à l’étudier au moyen de rayons X et via la tomodensitométrie. Trouvée dans le désert Chiliens, ATA mesure à peine 15 centimètres et possède une tête en forme de cône et une structure osseuse particulièrement dure pour sa petite taille. Devant de telles anomalies, il fut facile d’envisager la piste extraterrestre.

Si pour Steven Greer fondateur de « The Disclosure Project » dont l’objectif est de divulguer la vérité sur les extraterrestre, cela semblait fort probable, une nouvelle étude publiée hier dans la revue Genome Research réfute la théorie.

Aussi grand qu’un fœtus humais, les radiographies des os de ATA ont montré que la créature devait avoir 6 ans à sa mort. A l’époque de sa découverte, le Dr Steven Greer avait demandé à l’immunologiste Garry Nolan de l’Université Stanford de Palo Alto, en Californie, d’analyser un échantillon de moelle osseuse. Avec son équipe il en conclut que le matériel génétique de ATAT était bien d’origine humaine. Malgré tout, il fut incapable d’expliquer la si petite taille de la momie et ses caractéristiques physiques peu communes comme il le déclare lui-même : « Quand nous avons compris qu’il s’agissait d’un être humain, il nous a fallu comprendre comment un humain pouvait prendre cette forme ».

Faisant appel à des chercheurs en génétique de Stanford et avec l’aide du biologiste computationnel Atul Butte de l’Université de Californie à San Francisco et de son équipe, Nolan a pu analyser les résultats de l’étude et annoncer que des mutation étaient présentes dans sept des gènes d’ATA, tous relatifs à la croissance humaine. Pour le chercheur, c’est la combinaison de ces mutations qui ont causé des anomalies squelettiques graves chez Ata, ce qui expliquerait une croissance osseuse peu commune et si précoce.

LA THÈSE E.T TOUJOURS PERSISTE

Malgré toutes les analyses, le Dr Steven Greer n’en démord pas, il reste persuadé qu’il s’agit d’un être venu d’ailleurs : « Ca ne pas être humain ». Des déclarations qui n’empêchent pas la communauté scientifique ayant travaillé sur ATA de vouloir en finir avec cette affaire. Pour  William Jungers, paléoanthropologue, anatomiste et professeur émérite au Stony Brook UniversityMedical Center : « Dans cette histoire les arguments sont pseudo-scientifiques. La thèse extraterrestre sont là pour attirer l’attention des médias».

Les scientifiques rappellent que tous les humains peuvent présenter de nombreuses mutations génétiques. La plupart du temps, une seule déclenche la maladie. Chez ATA, on en relève sept ce qui « quasiment inconnu », comme le souligne le généticien FowzanAlkuraya qui compare cette histoire à celle des « hobbits », découverts il y a 15 ans en Indonésie. Au-delà de la polémique extraterrestre, le professeur Nolan déplore le trafic de corps humains en prétendant qu’il s’agit d’êtres venus d’ailleurs, dans un simple but financier ».

Bob Bellanca (source Genome research)

(PHOTOGRAPHIE DE EMERY SMITH)