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16 juin 2020 – Vous avez bien lu, des moustiques génétiquement modifiés sont susceptibles d’être relâchés en pleine nature aux États-Unis cet été.

La compagnie Oxitec a reçu un permis expérimental de la part de l’agence de protection environnementale américaine de relâcher des millions de spécimens chaque semaine en Floride et au Texas. Les femelles appartenant à cette espèce, Aedes aegypti, sont responsables de la transmission de virus tels que la Dengue, le chikungunya ou encore la fièvre jaune.

DÉTRUIRE LES VIRUS DE L’INTÉRIEUR

L’objectif derrière l’initiative est d’éradiquer le virus au sein de l’espèce. Les mâles modifiés relâchés vont s’accoupler avec les femelles sauvages et la modification génétique engendrera une mort systématique des individus procréés.

UN PROBLÈME ENVIRONNEMENTAL ET ÉTHIQUE

Problème : si les descendants meurent automatiquement, on assiste à une destruction temporaire, dans le meilleur des cas, d’une espèce entière de moustique, altérant ainsi notre environnement.

En effet, le manque de recherche sur les conséquences d’une telle modification rend la libération de ces moustiques compliquée. Au-delà de l’impact sur l’espèce en elle-même, on ignore si ces moustiques OGM ne représenteraient pas un risque allergique chez les personnes piquées, de même qu’ils pourraient être vecteurs d’une maladie encore inconnue.

Une discussion entre 35 personnes de la communauté scientifique, spécialistes en matière de moustique, s’est tenue à l’Agence de protection environnementale américaine. En est ressorti, entre autres, qu’il était urgent d’avoir des procédures régulatoires plus transparentes, exhaustives et protégées de tout biais ou conflit d’intérêts.

Si l’autorisation de l’État reste encore à obtenir avant la libération de ces moustiques, les résidents texans et floridiens ne voient pas d’un bon œil la libération de ces insectes qui, rappelons-le, représentent une nuisance au quotidien.

Rédaction btlv.fr (source The Conversation)