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(MYSTÈRE) Au début du 19ème siècle, des Humains étaient statufiés par la « maladie du sommeil »

5 février 2021 – La maladie du sommeil européenne encore appelée l’encéphalite léthargique (EL), l’encéphalite épidémique ou la maladie de von Economo-Cruchet, a été décrite par ce neurologue Autrichien et, de façon simultanée, par le neurologue Français Jean-René Cruchet, en 1917. Les symptômes en sont assez particuliers, et même terrorisant : les personnes atteintes d’encéphalite léthargique étaient statufiées pendant des heures, des mois voire des années. Selon Constantin von Economo, « C’est une sorte de maladie du sommeil, les premiers symptômes étant des maux de tête et des nausées, puis un état de somnolence, souvent accompagné de délires. » Certains peuvent avoir une fièvre élevée, une pharyngite, une vision double, une inversion du cycle veille-sommeil et une léthargie. Dans certains cas, les patients peuvent aussi présenter des mouvements oculaires singuliers (crises oculogyres). Des douleurs musculaires, des tremblements, une rigidité de la nuque sont également des conséquences possibles de l’EL.

LEL EN TEMPS DE GUERRE

Bizarrement la maladie du sommeil européenne a sévi surtout entre 1915 et 1926, même si les premières victimes furent des soldats en 1915-1916. Les médecins avaient tout d’abord attribué la cause des symptômes au gaz moutarde, jusqu’au moment où ils ont admis que leurs origines étaient ailleurs, car plus tard, des civile furent infectés.  Après 1916, l’EL s’est propagée en Europe, et sur toute la planète dans les années 1920. Des estimations avancent qu’entre 500 000 et plus d’1 million de personnes ont été atteintes. Par ailleurs, un tiers des personnes infectées meurent après quelques jours ou plusieurs semaines. Ceux qui survivent développent une maladie chronique dont les symptômes ressemblent à ceux de la maladie de Parkinson : rigidité musculaire, tremblements et lenteur des mouvements.

LA MALADIE DU SOMMEIL AU CINÉMA

L’EL a été relatée dans le livre intitulé Awakenings (L’Éveil) d’Oliver Sacks, paru en 1973. Ce fut une base pour la pièce de théâtre « une sorte d’Alaska » (A Kind of Alaska) d’Harold Pinter, l’œuvre de Sacks ayant également été à la base du film Awakenings (L’Éveil en version française) sortie en et dans lequel on retrouvait Robin Williams au côté de Robert De Niro. On trouve également des allusions à l’EL dans le roman policier « l’Affaire Prothéro » d’Agatha Christie.

QU’EN PENSE MA MÉDECINE ?

À part au début du 20ème siècle, aucune épidémie de la maladie du sommeil européenne n’a été observée. « Eurpoénne » a été rajouté à « la maladie du sommeil » pour ne pas la confondre avec la trypanosomiase africaine, due à sa transmission par la mouche tsé-tsé.

L’EL serait une variété rare d’encéphalite virale ne permettant qu’à certain de s’exprimer verbalement, et encore, avec beaucoup de difficultés. Elle peut laisser, dans certains cas, des séquelles neurologiques autant invalidantes que définitives. Ce syndrome parkinsonien très akinétique transforme les individus atteint en véritable statues vivantes.

L’historienne Laurie Winn Carlson a fait l’hypothèse que l’EL pourrait être la cause des symptômes développés, au sein de diverses communautés de Nouvelle-Angleterre. Elle explique :  « En comparant les symptômes décrits par les colons du 20ème siècle avec ceux de patients atteints par l’épidémie d’encephalitis lethargica du début du 20ème siècle, une combinaison de symptômes émerge [qui] accrédite l’hypothèse selon laquelle les chasses aux sorcières de Nouvelle-Angleterre étaient une réponse à des comportements physiques et neurologiques inexpliqués résultant d’une épidémie d’encéphalite. »

Pour expliquer les symptômes de l’EL, il a été proposé une origine auto-immune et, séparément ou en rapport avec une réponse immune, des maladies virales ou bactériennes. Cependant, il a été mis en évidence que le parkinsonisme post-encéphalitique est l’évolution à long terme des cas d’EL enregistrés après l’épidémie de grippe espagnole de 1918. Les avis sur l’origine de l’EL restent partagés, la majorité des écrits, dans la littérature, évoquant le scepticisme.

Joel Vilensky de l’Indiana University School of Medicine cite Pool, écrivait en 1930 : « nous sommes obligés d’admettre que l’étiologie est encore obscure, l’agent causal encore inconnu, l’énigme pathologique encore non résolue ». (voir l’article de 2010 publié par Oxford University Press). La conclusion de Vilensky était : « Est-ce que le présent volume résout l’énigme de l’EL, qui […] a été considéré comme le plus grand mystère médical du XXe siècle ? Malheureusement non : mais des pistes sont certainement ouvertes ici permettant d’avancer en direction de son diagnostic, de sa pathologie et même de son traitement ». Suite à la publication de cette revue, un entérovirus a été découvert dans des cas d’EL épidémiques. Par ailleurs, Sherman McCall a conclu, avec ses collaborateurs : bien que « les arguments contre le rôle de la grippe soient moins décisifs que l’on ne le perçoit actuellement, il y a peu d’éléments dans le sens d’un rôle de la grippe dans l’étiologie de l’EL et que presque un siècle après l’épidémie d’EL, son étiologie demeure énigmatique. »

Page de garde d’Encephalitis lethargica. Its sequelae and treatment (L’encéphalite léthargique. Ses séquelles et son traitement). De Constantin von Economo, 1931

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(MYSTÈRE) Des internautes découvrent un message secret dans le parachute du rover « Perseverance »

24 février 2021 – Des détectives du web affirment avoir réussi à décoder un message secret, caché dans les motifs du parachute qui a aidé le rover « Perseverance », de la NASA à atterrir en toute sécurité sur Mars.

Les utilisateurs des réseaux sociaux Reddit et Twitter ont remarqué que le motif rouge et blanc sur le parachute avait l’air d’avoir été ajouté délibérément. Certains internautes ont alors émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un code secret. Un code se servant de l’écriture informatique binaire. Afin de vérifier cela, ils ont choisi d’interpréter le sens du motif, en remplaçant ses parties rouges par le chiffre 1, le blanc représentant le zéro.

Photo de l’intérieur du parachute, prise par le rover Perseverance. ©NASA

UNE PHRASE SIGNÉE THEODORE ROOSEVELT

A partir de photos prises à l’intérieur du parachute, les internautes affirment que l’expression « osez des choses grandioses » (« dare mighty things ») utilisée comme devise par le centre de recherches spatiale de la NASA : le « Jet Propulsion Laboratory » ; a été codée sur l en utilisant un motif représentant des lettres sous forme de code informatique binaire.

Cette phrase est extraite d’un discours prononcé par le président américain Theodore Roosevelt, en 1899 dans lequel il affirme qu’«il vaut mieux oser des choses grandioses, remporter des triomphes glorieux, plutôt que de se ranger parmi ces pauvres esprits qui ne jouissent ni ne souffrent beaucoup, car ils vivent dans un crépuscule gris qui ne connaît ni victoire ni défaite. »

Chacun des anneaux concentriques du motif du parachute représentent un des mots du message secret. Les zéros et les uns doivent être divisés en morceaux de 10 caractères, auxquelles il faut rajouter 64, afin d’obtenir le code ASCII (norme informatique de codage de caractères), de chaque caractère.

Par exemple, sept bandes blanches, une bande rouge et deux autres bandes blanches représentent 0000000100, le code binaire binaire pour le chiffre. En ajoutant, 64 à ce résultat, cela donne 68, le code ASCII correspondant à la lettre D, en majuscules.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-02-05T13:16:00+01:005 février 2021|

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