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(MYSTÈRE) En Antarctique, un immense lac disparaît soudainement !

1er juillet 2021 – Disparu, volatilisé… Pendant l’hiver 2019, un bien étrange phénomène est venu secouer une région du globe d’habitude si calme. En Antarctique, un lac entier s’est trouvé porté disparu ; quasiment du jour au lendemain. Et nous ne parlons pas ici d’un petit étang quelconque, mais d’une masse d’eau gigantesque, comprise entre 600 et 750 millions de mètres cubes ! Mais comment une si vaste étendue d’eau, sur le continent le plus froid du monde, a-t-elle pu disparaître aussi rapidement ? Des géologues de  l’Australian Antarctic Program Partnership (AAPP), ont cherché à en savoir plus…

UN EFFET DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

Cette étrange scène, n’a pas échappé à l’œil aiguisé, du satellite d’observation ICESat-2, mis en place par la NASA, afin d’avoir une vue d’ensemble sur le seul continent inhabité au monde. Une aide précieuse, dans le travail de recherche des scientifiques, et un élément clé pour essayer de comprendre, comment un lac d’une telle envergure a-t-il bien pu s’évaporer en si peu de temps ?

Et bien, en réalité, “s’évaporer”, ne paraît pas être le terme le plus adapté à la situation de ce lac d’eau glacée.  Les scientifiques estiment en effet, qu’une quantité d’eau si importante n’a vraisemblablement pas pu s’évaporer dans l’air aussi rapidement.

D’après les géologues de  l’Australian Antarctic Program Partnership, la masse d’eau présente dans ce lac serait au contraire bien trop importante, pour continuer à être supportée par la couche de glace présente sous le lac, jusqu’alors. « Nous pensons que le poids de l’eau accumulée dans ce lac profond a ouvert une fissure dans la plateforme de glace le supportant, un processus connu sous le nom d’hydrofracture qui provoque l’évacuation de l’eau vers l’océan en-dessous », analyse Roland Warner, est glaciologue au sein  l’Université de Tasmanie, en Australie.

Un lac qui retourne à la mer, et un phénomène qui n’est pas sans conséquences, puisque qu’après avoir analysés les images capturées par le satellite ICESat-2, les scientifiques ont découverts que la zone autour du lac s’était élevée de 36 mètres, à cause de la poussée exercée par l’évacuation de ce dernier. « Selon nos prévisions, la fonte de la surface de l’Antarctique devrait doubler d’ici à 2050, ce qui suscite des inquiétudes quant à la stabilité des plateformes de glace », ajoutent les chercheurs.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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(FOSSILE) Un paresseux géant retrouvé en Guyane

27 octobre 2021 – Quatre mètres, quatre tonnes. Aussi lourd qu’un éléphant. Trouver le squelette d’un paresseux géant en Guyane est une première en France. L’espèce a disparu il y a 12 000 ans.

C’est le paléontologue Pierre-Olivier Antoine qui est à l’origine de la découverte… Dans une mare de boue, dans la région de Maripasoula, à la frontière du Suriname. “Il est très difficile de trouver des fossiles en Guyane à cause de l’acidité des sols et du couvert forestier”, explique ce professeur à l’Université de Montpellier.

Des vestiges ont déjà été trouvés en Patagonie, au sud de l’Argentine, mais jamais dans le département français. Pendant une semaine, six paléontologues ont déterré plusieurs os dont des maxillaires et des mandibules, en plein cœur de la forêt amazonienne. L’espèce a rapidement été identifiée : c’est un Eremotherium laurillardi. Un herbivore qui, contrairement à son descendant actuel, ne se déplaçait qu’à terre et non dans les arbres… Ce que l’on comprend aisément lorsqu’on pèse plusieurs tonnes…

La trouvaille est une aubaine pour la Guyane. Les paléontologues espèrent retrouver des restes d’autres animaux ayant vécu en même temps que le paresseux géant. Les fossiles ont été présentés à certains collégiens guyanais.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-07-07T11:24:37+02:001 juillet 2021|

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