23 juin 2022 – Dans un petit bois près de Villaines-sous-Malicorne, dans la Sarthe, se trouve un chêne un peu spécial. Au bout d’un chemin gardé par des châtaigniers, cet arbre de plus de 300 ans a été le témoin de nombreux procès à l’issue fatale. En effet, les habitants l’ont depuis surnommé le chêne au diable, ou encore le chêne aux pendus.

LE CHÊNE AUX PENDUS

Comme le raconte l’historien local André Souday, « au XVe siècle les seigneurs de Bonnefontaine étaient chefs de la garde seigneuriale de La Flèche, et à ce titre, ils possédaient droit de justice sur toute la région ». Et bien souvent, la justice se faisait avec la pendaison.

« On imagine aisément le pauvre hère, nu en chemise, la hart au cou, solidement encadré de gens armés, cheminant vers ce lieu sinistre où il allait être pendu haut et court » peut-on lire dans son livre L’insolite en Pays Vallée du Loir.

Les corps étaient ensuite laissés à la vue de tous, afin de servir d’exemple. Il n’est pas étonnant de se dire que ces histoires lugubres ont fini par donner naissance à la légende du chêne au diable. Et bien que cet arbre attire les curieux, il est préférable de bien choisir le moment pour y aller.

« Les jours de grand vent, promeneur passe au large si tu ne veux pas entendre les pendus claquer des dents ».

© Dav_bus / https://sarthedecouverte.com

UNE HISTOIRE QUI PERDURE

Désormais, la peine de mort est abolie en France et le chêne n’a plus été le théâtre de fins tragiques.

Cependant, des personnes rapportent entendre bruit des chaines des futurs pendus ou de voir des silhouettes errantes autour de l’arbre. Si vous aimez les frissons et les lieux chargés d’histoires, le « Chêne au diable » devrait être votre prochaine destination pour les vacances.

Noémie Perrin (rédaction btlv.fr)

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