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(MYSTÈRE) Le « vaisseau fantôme », Mary Celeste, était-il maudit ?

2 février 2021 – Un capitaine, sa famille et son équipage, disparus mystérieusement du « vaisseau fantôme » sur lequel ils voyageaient, la « Mary Celeste » fait toujours couler de l’encre. En effet, le bateau, plus précisément un brick-goélette américain (dit brigantine en Amérique du nord), avait été retrouvé vidé de ses occupants, au large des côtes du Portugal le 4 décembre 1872. Tout l’équipage avait mystérieusement disparu de ce grand voilier à deux mâts (de 31 mètres de long et 7,6 mètres de large) alors que la mer était bonne, le temps clément et le capitaine compétent.

Après sa sortie des chantiers navals de l’île Spencer en Nouvelle-Écosse, le navire fût mis à l’eau, en 1861 sous le nom d’Amazon. Achetée en 1868 par des armateurs américains, il navigua jusqu’en 1872 et fût, après la découverte mystérieuse, par l’équipage du Dei Gratia, remorqué jusqu’à Gibraltar. Par la suite, le tribunal maritime essaya d’éclaircir le mystère du Mary Celeste, en vain.

UN BATEAU NOMMÉ DÉRIVE

Initialement appelé l’« Amazon », le navire n’a pas toujours navigué sur un fleuve tranquille. En effet, avant la disparition mystérieuse de ses occupants, il avait été impliqué dans diverses mésaventures et avait changé de propriétaire à plusieurs reprises tout au long de sa destinée.

Robert McLellan, son premier capitaine était tombé malade et décéda peu après qu’il ait acquis le Mary Celeste.

Au cours de son voyage inaugural, le navire avait également été gravement endommagé sur la coque : il avait heurté un barrage de pêche au large des côtes, sous le commandement de John Parker. De plus, quand il fût ramené aux chantiers navals, afin de procéder aux réparations, un incendie s’était déclaré sur le site. Par ailleurs, alors que certains des propriétaires successifs du Mary Celeste n’ont pu l’exploiter à leur avantage, d’autres ont carrément fait faillite.

Après cette carrière houleuse, le bateau fut mis aux enchères à New York et James Winchester l’avait racheté pour 3000 $. Après un certain nombre de réparation l’« Amazon » fut relooké et rebaptisé la « Mary Celeste ».

LE DERNIER ÉQUIPAGE

C’est un capitaine de 37 ans, Benjamin Briggs qui était à ses commandes en octobre 1872, pour un voyage de New York à Gênes (Italie). Le capitaine voyageait avec sa femme Sarah (30 ans), et le fruit de leur amour : leurs 2 enfants. Les 7 membres de l’équipage ainsi que la petite famille semblent s’être volatilisés au cours de cette traversée, pourtant, le capitaine – qui avait passé une grande partie de sa vie en mer – ne manquait pas d’expérience.

La Mary Celeste quitta New York le 7 novembre 1872 avec 35 000 $ de marchandise : 1701 tonneaux d’alcool dénaturé (sorte d’éthanol). C’est 1 mois plus tard, le 4 décembre 1872, qu’il fût retrouvé par le Dei Gratia, un navire de l’Empire britannique, au large des Açores sans plus personne à bord. Tout semblait intact pourtant et même les objets de valeurs et 6 mois de vivre avaient été retrouvés. Dans le livre de bord récupéré dans la cabine du second capitaine, la dernière entrée qui était datée du 25 novembre à 8 h (9 jours avant sa découverte) indiquait que la Mary Celeste se trouvait à environ 74 kilomètres (environ 40 milles) au sud-ouest de l’endroit où elle fût découverte.

DES EXPLICATIONS AUX EXTRAPOLATIONS

Depuis, toutes les théories ont été avancées pour trouver une explication à cette histoire aqua-paranormal : assassinat par l’équipage du Dei Gratia, orage, explosion à bord (9 barils en chêne rouge furent retrouvés vides de leurs contenus).

Phénomène météo, attaque humaine ou animal, aucune théorie ne tient, à ce jour, un cap crédible. Cependant, durant les décennies suivantes, la fiction amplifiait la réalité. Dès juin 1883, le Los Angeles Times mettait en avant des détails inventés : « Toutes les voiles étaient en place, la barre était solidement arrimée, pas une corde qui ne soit à sa place… le feu brûlait dans la cambuse. Le dîner attendait intact et à peine froid… le livre de bord avait été complété une heure avant sa découverte ». En novembre 1906, l’Overland Monthly and Out West Magazine racontait que la Mary Celeste avait été retrouvée 2 600 kilomètres plus au sud que dans la réalité, près des îles du Cap-Vert. Dans cette même édition, est écrit que le navire transportait des poulets vivants.

La Mary Celeste n’a pas été le premier exemple de bateau mystérieusement abandonné en mer. L’officier et historien Rupert Gould liste d’ailleurs divers exemples entre 1840 et 1855. Fiction ou réalité, c’est la Mary Celeste qui reste l’histoire la plus connue en son genre, au point que son nom est devenu synonyme de disparition inexpliquée. Y’aurait-il un rapport entre cette affaire et le fait qu’il est été découvert une pyramide au large des Açores ?

Il semblerait que seul l’équipage de la Mary Celeste pourrait nous raconter ce qui s’est réellement passé fin 1872 au large des Açores. Encore faudrait-il qu’ils réapparaissent comme le cargo fantôme qui a refait surface au large de la Birmanie.

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(MYSTÈRE) Est-il dangereux de jouer au Ouija ?

28 février 2021 – Pour capter des informations ou par amusement, les adeptes du spiritisme s’adonnent au Ouija (prononcé « oui-ja »). Invention du XIXème siècle, cette planche sur laquelle se trouvent les lettres de l’alphabet, les chiffres, et les termes « oui », « non » voire « bonjour » et « au revoir », semble pouvoir être l’intermédiaire entre le monde de l’au-delà et les vivants. Les utilisateurs du Ouija questionnent l’esprit qui serait « appelé » en séance par l’intermédiaire d’un objet (un verre ou une « goutte »). Ce dernier se dirige vers les symboles, les uns après les autres, afin de constituer des réponses à leurs questions. Pour certains, le déplacement est dû à l’énergie des participants ou à l’effet idéomoteur (mouvements inconscients des personnes qui touchent l’objet durant la séance), pour d’autres à des entités appartenant au monde du subtil ou au royaume des défunts.

Alors que la communauté scientifique considère la pratique comme une pseudoscience, et que pour certains parapsychologues, le Ouija est sans danger particulier, un certain nombre de médiums déconseillent fortement de  » jouer avec ça « . En effet, des expériences négatives en séance et/ou des conséquences indésirables pourraient se manifester en s’adonnant à la pratique du Ouija (voir la libre antenne BTLV du 25 janvier).

En 1901, William Fuld, inventeur et entrepreneur américain de Baltimore (Maryland), a commencé la production de ses propres planches sous le nom de « Ouija ». D’après lui, « Ouija » serait un ancien mot égyptien signifiant  » bonne chance. » Il est aussi la combinaison de « oui » en français et en allemand. Le Ouija fût considéré pendant longtemps comme un jeu de société, puis pendant la première guerre mondiale, Pearl Curran (médium américaine) en a fait un support de divination. Elle aurait été guidée, via le Ouija par Patience Worth pour écrire ses romans.

Les spirites disent que le Ouija est une forme de médiumnité qui permettrait de communiquer avec d’autres plans. Pour les religions monothéistes, cette pratique est liée à l’occulte, et ceux qui participent à des séances de Ouija parlent en réalité avec le Diable ou des entités négatives.

Alors si comme dans le film  » Jumanji « , vous préférez ne pas être obligé de terminer la partie, mieux vaut peut-être ne pas la commencer … Cependant, pour les plus audacieux d’entre vous, pourquoi ne pas aller passer une soirée au château de Fougeret, dans la Vienne, pour oser l’expérience avec Véronique Geffroy, une experte en la matière ?

Voir également l’émission  » Les Affranchis de l’info  » : Paranormal, peut-on tout expliquer ? (réservé aux abonnés)

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

2021-02-04T14:47:45+01:002 février 2021|

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