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(MYSTÈRE) La mort de Gagarine est toujours un secret d’État en Russie

4 janvier 2021 — Plus de 50 ans après la mort de Youri Gagarine, la version officielle n’a pas changé. Le premier Homme dans l’espace a trouvé bêtement la mort en avion en voulant éviter un ballon météo, mais ce drame reste plus que jamais, entouré de mystère.

Le 27 mars 1968 au matin, Youri Gagarine se prépare pour un vol d’entraînement de routine avec son avion Mig-15 à l’aéroport Tchkalovski, près de Moscou, se souvient son collègue de l’époque, le cosmonaute Vladimir Aksionov. « Avec Youri, nous avons consulté les mêmes médecins, écouté les mêmes prévisions météo, puisque mon décollage était prévu une heure après le sien. Mais le vol d’Aksionov est annulé : après avoir annoncé leur retour à la base, ni Gagarine ni son copilote Vladimir Serioguine, ne répondent aux appels radio. Les hélicoptères partis à leur recherche annoncent rapidement avoir trouvé des fragments de la carcasse de l’avion, à 65 km de l’aéroport. Le corps de  Gagarine est retrouvé le lendemain.

UN DRAME NATIONAL

Sergueï Kravtchinski, et à l’époque jeune constructeur d’appareils spatiaux, se souvient du jour où il a appris la nouvelle. « Nous avons entendu un cri dans le couloir: « les gars, Gagarine est mort »! ». « C’était un choc, les femmes pleuraient », se remémore-t-il. Pour la première fois dans l’histoire de l’URSS, une journée de deuil national est observée pour une personne qui n’est pas le chef de l’État. Les constructeurs savaient que Gagarine avait déjà rencontré un problème d’atterrissage peu auparavant en s’entraînant sur des MiG. Lorsque la commission d’enquête rend ses conclusions, ils sont perplexes. Selon la version officielle, l’équipage de l’avion a dû exécuter une manœuvre brusque à cause d’un « changement dans la situation de l’air », ce qui a provoqué le crash de l’appareil. »Le rapport de la commission officielle, soit 29 volumes, n’a jamais été publié.

KIDNAPPÉ PAR DES EXTRATERRESTRES ?

À l’époque, les rumeurs les plus folles circulent sur la mort du premier Homme de l’espace: tué sur ordre du Kremlin, jalousie autour de sa popularité, ivre lors du vol, kidnappé par des extraterrestres, sans oublier la version d’une mascarade destinée à simuler sa mort pour l’interner en asile psychiatrique… Pour célébrer en 2011 le 50e anniversaire du premier vol dans l’espace de Gagarine, qui datait du 12 avril 1961, les archives du Kremlin annoncent avoir levé le voile sur la mort du premier cosmonaute. Selon ces nouvelles conclusions, « l’une des raisons probables » du crash de l’avion serait la présence d’un ballon météo, que Gagarine et Serioguine ont tenté d’éviter avant de perdre le contrôle de l’appareil. « L’une des raisons probables! Cette formule ne veut rien dire! Et aucun document des 29 volumes de l’enquête n’a jamais été publié en entier » selon l’historien Alexandre Glouchko. Pour lui, le mystère entretenu sur l’accident de Gagarine sert à cacher « les défauts dans l’organisation et les dysfonctionnements du secteur spatial soviétique », qui était alors le symbole même des succès de l’URSS. « Faute de connaître la vérité, les rumeurs se multiplient, et elles continuent à circuler encore aujourd’hui », résume-t-il.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ÉGYPTE) Un chapitre entier du «Livre des morts» a été découvert à Saqqarah

22 janvier 2021 — Dans la nécropole de Saqqarah, a été retrouvé l’un des artefacts les plus intéressants : un papyrus de 4 mètres de long contenant le chapitre 17 du Livre des Morts. Un manuscrit que les anciens Égyptiens utilisaient pour aider les morts dans l’au-delà. Le nom du propriétaire du papyrus est écrit dessus – « Puhaf »; le même nom a également été trouvé sur l’un des cercueils en bois et sur quatre poupées shabtidestinées à servir les morts dans l’au-delà. Le papyrus a été déterré dans un puits funéraire à côté de la pyramide du mari de la reine Neit, le pharaon Teti, qui a gouverné l’Égypte entre 2323 et 2291 avant JC. Une annonce a été faite par un représentant du ministère égyptien des Antiquités.

Les scientifiques tentent de déchiffrer le texte, d’autres exemplaires du chapitre 17 ont déjà été traduits. Ils contiennent une série de questions et de réponses, une sorte de feuille de route pour les morts essayant de naviguer dans l’au-delà. Il n’est pas encore possible de dire avec certitude si la copie récemment trouvée du chapitre 17 a le même format et les mêmes énigmes.

Un chapitre entier du livre des morts © Ministère égyptien des Antiquités

VERS UNE MEILLEURE  CONNAISSANCE DU CULTE DES MORTS 

Les archéologues ont trouvé également trois entrepôts en briques de terre, dans lesquels étaient conservées des offrandes à la reine et à son mari. Près de la pyramide, on a également découvert une série de tumulus contenant les restes de personnes ayant vécu pendant les 18e et 19e dynasties égyptiennes (1550 av.J.-C. – 1186 av.J.-C.). On pense que les gens voulaient être enterrés près de la pyramide du pharaon. Jusqu’à présent, l’équipe a découvert plus de 50 cercueils en bois, ainsi que de nombreux autres objets. À l’intérieur de la tombe, une stèle qui appartenait à un homme nommé Haptah, a été identifié comme le gardien du char de guerre du pharaon. Au sommet de la stèle se trouve un couple (Haptah et son épouse Mvtemvii) rendant hommage à Osiris, le dieu égyptien des enfers, et en bas se trouve le même couple assis sur des chaises avec six enfants devant eux. Trois filles sont représentées en train de renifler des fleurs de lotus, et leurs trois fils – debout côte à côte:

Haptah a peut-être été au service de Ramsès II, célèbre pour ses campagnes militaires qui ont étendu l’empire d’Égypte à la Syrie actuelle. L’inscription sur la stèle indique que deux des enfants de Haptakh portent le nom de membres de la famille Ramsès II. L’une des filles de Kaptakh s’appelle Néfertari (du même nom que l’épouse principale de Ramsès II), et l’un de ses fils s’appelle Khamveset (le même nom que l’un des fils de Pharaon). D’autres découvertes dans des tumulus près de la pyramide comprenaient une hache en bronze, des jeux de société, des statues d’Osiris et plusieurs momies, y compris la momie d’une femme qui semble avoir souffert d’une maladie génétique qui provoque une fièvre récurrente et une inflammation de l’abdomen, des articulations et poumons.

Bientôt sur btlv une émission avec l’anthropologues Fernand Schwarz sur les livres des morts égyptiens en attendant vous pouvez écouter en replay l’émission sur la géométrie sacrée de l’Égypte (réservé aux abonnés).

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2021-01-04T17:27:22+01:004 janvier 2021|

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