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(MYSTÈRE) L’expérience de Philadelphie sur l’invisibilité, Einstein y-a-t-il participé ?

15 janvier 2021 – Le 28 octobre 1943, le port de Norfolk aurait été le théâtre d’une expérience incroyable sur l’invisibilité. Dans cette histoire découverte par la grand public en 1984 dans le film intitulé « L’expérience de Philadelphie » tout doit être pris au conditionnel. Toutefois, quand on regarde de plus près les documents et les rapports de l’armée, on remarque de grandes zones d’ombres.

L’histoire nous ramène en 1943. Cette année-là, l’armée américaine aurait décidé de faire un test grandeur nature sur l’un de ses navires, l’USS Eldridge. Baptisé jusqu’à aujourd’hui « L’expérience de Philadelphie », le test aurait mal tourné. Avec pour nom de code « Rainbow Project », il aurait été abandonné suite à la mort et la disparition inexpliquée de plusieurs militaires. Ce décor une fois planté nous amène à regarder de plus près le déroulé des évènements qui constituent toute cette histoire.

Comme mentionné un peu plus haut, si le grand public va découvrir le présumé test dans un film Hollywoodien sorti en 1984 sous le titre de « L’expérience de Philadelphie » le premier à avoir évoqué cette expérience, est un certain Morris Ketchum Jessup qui le fera dans un livre. Diplômé d’astronomie de l’université du Michigan, l’homme était connu pour avoir publié des ouvrages traitant de la gravitation mais aussi des phénomènes OVNIs. Pour lui, tout commence au printemps 1955. À cette époque il reçoit plusieurs lettres d’un ancien militaire prénommé Carlos Miguel Allende qui souhaite lui fournir des informations confidentielles. L’homme prétend avoir été témoin en 1943 dans le port de Norfolk, de l’apparition du contre torpilleur USS Eldridge. Il raconte, dans ses missives, que depuis le pont du navire marchand où il se trouvait (le SS Andrew Furuseth), il a vu l’USS Eldridge se matérialiser devant lui avec des marins à son bord. Intrigué – qui ne le serait pas par ce qu’il lit – Morris K Jessup va enquêter pendant plusieurs mois. Ce qu’il va trouver va l’inciter à révéler « l’expérience », dans un livre dans lequel il parle pour la premier fois du fameux « Rainbow Project ».

LE BUT DE L’EXPÉRIENCE

Si on sait que les militaires du monde entier sont friands de nouvelles technologies, celle espérée cette fois par l’armée Américaine dépassait l’entendement. Le livre de Jessup nous apprend que le but de l’expérience était de rendre invisible l’USS Eldridge, avec des hommes à son bord, et de le dématérialiser avant de téléporter du port de Philadelphie à celui de Norfolk en Virginie, à 320 kilomètres de là.

L’USS Eldridge (DE-173) vers 1944

Menée par la Marine militaire américaine le 28 octobre 1943, elle aurait eu des conséquences désastreuses. Des marins seraient devenus invisibles, d’autres fous, et certains auraient même fusionné avec la carlingue du bateau. Devant un tel fiasco, et pour éviter les fuites, les militaires auraient procédé à des opérations de lavages de cerveaux sur tout l’équipage.

LE RESPONSABLE DE L’EXPÉRIENCE

Cette expérience qui ne fut jamais retentée, on la devrait au Dr. Franklin Reno qui, d’après ce que l’on sait de ses travaux, aurait démontré l’existence de ce que les savants nomment des distorsions spatio-temporelles. Ceux qui ont suivi l’affaire de près disent que l’USS Eldridge aurait voyagé dans le temps durant une dizaine de minutes. A ce jour, personne n’est en mesure de dire si ce qu’affirme Morris K Jessup est vrai mais quand son livre sort en 1955, la rumeur va vite courir : L’US Navy aurait testé la possibilité de téléporter ses navires d’un endroit à un autre !

Devant les réactions provoquées par l’ouvrage, la Marine va commencer par démentir ce que l’auteur révèle mais les déclarations n’étant pas très affirmées, on aura très vite la sensation que l’armée américaine est embarrassée, voire qu’elle cherche à dissimuler pas mal de choses. Vraie ou fausse expérience, Morris K Jessup sera convoqué en 1957 à Washington. Interrogé à l’office militaire de recherches navales, il dû expliquer comment il avait eu accès aux informations contenues dans son livre. Et c’est lors de cette audition que l’on apprendra l’existence de Carlos Miguel Allende. Un informateur que l’armée va tout faire pour le retrouver, allant même aller jusqu’à éditer, via une société basée au Texas, 127 exemplaires du livre de Jessup. Cela peut paraître étrange mais ils espéraient l’obliger à se manifester. Ils n’arriveront jamais à mettre la main dessus. Devant tant d’efforts déployés, ceux qui ne croient pas à la version officielle vont se poser cette question : Si l’expérience de Philadelphie n’a jamais eu lieu alors, pourquoi les militaires se sont-ils autant agités ?

Devant les questions qui viennent de partout, les militaires vont livrer leur version des faits sur le « Rainbow Project ». Pour calmer la rumeur, la Marine va jusqu’à publier le journal de bord complet de l’USS Eldridge. On peut y lire, preuve à l’appui, qu’entre le 18 octobre et le 1er novembre 1943, le navire était basé à New-York et qu’il est donc impossible qu’il fut l’objet d’une telle expérience à Philadelphie. Malgré tous les efforts de la marine américaine, un élément du livre reste dans le rapport : des marins de ce navire ont bien disparu, au cours de missions de combat mais en aucun cas au cours d’une expérience classée secret-défense. On voit bien ici toutes les zones d’ombres qui permettent aux nombreux chercheurs de penser qu’une expérience à bien eu lieu. L’armée a beau se justifier, un autre évènement va contribuer à nourrir les soupçons de mensonges. Le 20 avril 1959, quelques jours seulement avant de faire de nouvelles révélations au sujet de l’expérience de Philadelphie de 1943, Morris Jessup, 59 ans, est retrouvé mort en Floride, asphyxié dans sa voiture dans un parc de Miami. Officiellement il se serait suicidé.

L’ENQUÊTE SUR SA MORT

Interrogé par les autorités, l’un de ses proches, le Dr Manson Valentine, dira que Jessup se sentait menacé. D’après le docteur, Jessup se disait suivi et craignait pour sa vie. Sa mort va alimenter les soupçons et surtout la rumeur d’une expérience secrète qui aurait mal tourné à Philadelphie. L’auteur n’ayant pas eu le temps de faire de nouvelles révélations sur l’affaire, il va falloir attendre 25 ans avant d’en savoir plus.

UN NOUVEAU TÉMOIN

En 1990, un certain Alfred Bielek va se manifester et dit avoir participé à la mystérieuse expérience de Philadelphie. C’est ce qu’il affirme le 13 janvier 1990, lors d’une conférence de presse à Dallas au Texas. Pour lui, tout ce qui est dit dans le livre de Jessup et dans le film sorti en 1984 sous le titre « L’expérience de Philadelphie » est bien réel. Devant les journalistes, venus assister à la conférence de presse, Al Bieleck, donnera sa véritable identité « Edward Cameron », et dira avoir servi à bord de l’USS Eldridge avec son frère. L’homme déclare que l’expérience aurait commencé dès le 12 août 1943 et qu’elle fut horrible pour les marins qui étaient à bord. Il reviendra aussi sur le vrai but de « Rainbow Project ». D’après lui, l’expérience n’était pas de rendre invisible l’USS Eldridge mais bien de maitriser le voyage dans le temps. Les journalistes n’en croient pas leurs oreilles, mais le sujet est trop beau pour ne pas mener l’enquête. Et contre toute attente, certains d’entre eux vont découvrir qu’Albert Einstein, le théoricien de la relativité du temps, a bien travaillé sur des projets militaires secrets en 1943, et où ? A Philadelphie. Ces informations vont provoquer un emballement médiatique, qui embarrassera l’armée. Elle ne le sera pas bien longtemps car Bielek va lui-même faire retomber le soufflé. Au fur et à mesure de ses interviews, ses propos vont devenir de plus en plus loufoques. Il dira avoir fait des voyages dans le futur qui l’auraient emmené jusqu’en 2147. Pour lui, c’est le discrédit immédiat et pour l’armée c’est du pain béni. Elle n’a plus rien à faire, et le laisse s’enfoncer dans ses délires. « L’expérience de Philadelphie » va rapidement se transformer en légende urbaine. Les plus sceptiques diront qu’il ne s’est rien passé à Philadelphie. 

L’HISTOIRE NE S’ARRÊTE PAS LÀ

Si aujourd’hui on sait avec certitude qu’Alfred Bielek n’était pas sur l’USS Eldridge en décembre 1943, on va quand même découvrir, en novembre 2000, que des expériences ont bien été menées cette même année sur des navires de guerre, dans le port militaire de Philadelphie. C’est l’US Navy, elle-même, qui va le confirmer. Le 28 novembre 2000 elle va révéler et publier les conclusions d’une enquête sur une véritable expérience menée le 28 octobre 1943, dans le port de Philadelphie. Cela va donner un rapport dans lequel elle confirme bien l’existence d’un « Rainbow Project », sauf que celui-ci désigne en réalité un plan d’attaque militaire établi en décembre 1941 visant l’Allemagne nazie et ses alliés.

Le fameux rapport indique que toutes les déclarations des témoins de l’affaire furent passées au peigne fin. L’enquête aurait porté sur les lieux, les dates et les noms des bateaux. Les carnets de Bord, les certificats de navigation et même des films d’archives vont prouver que l’USS Eldridge n’a pas disparu du port de Philadelphie et encore moins le 28 octobre 1943. On apprend aussi grâce au rapport, l’existence bien réelle du fameux navire marchand SS Andrew Furuseth, depuis lequel Carlos Miguel Allende disait avoir assisté à l’apparition surnaturelle de l’USS Eldridge. C’est un nouveau rebondissement.

Le navire marchand SS Andrew Furuseth

Tout semble concorder pour apporter une preuve concrète, sauf que le 28 octobre 1943, date à laquelle l’expérience de Philadelphie aurait eu lieu, le SS Andrew Fureseth avait quitté Norfolk depuis 3 jours. Si on peut imaginer que tout nous ramène bien à une légende urbaine, quelque chose va quand même laisser planer le doute sur toute cette affaire. Dans le rapport en question, l’US Navy reconnait qu’en octobre 1943, dans le port de Philadelphie, la Marine a bien effectué des expériences sur des navires en matière d’invisibilité. Le mystère de « l’expérience de Philadelphie » reste entier.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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(MYSTÈRE) Des internautes découvrent un message secret dans le parachute du rover « Perseverance »

24 février 2021 – Des détectives du web affirment avoir réussi à décoder un message secret, caché dans les motifs du parachute qui a aidé le rover « Perseverance », de la NASA à atterrir en toute sécurité sur Mars.

Les utilisateurs des réseaux sociaux Reddit et Twitter ont remarqué que le motif rouge et blanc sur le parachute avait l’air d’avoir été ajouté délibérément. Certains internautes ont alors émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un code secret. Un code se servant de l’écriture informatique binaire. Afin de vérifier cela, ils ont choisi d’interpréter le sens du motif, en remplaçant ses parties rouges par le chiffre 1, le blanc représentant le zéro.

Photo de l’intérieur du parachute, prise par le rover Perseverance. ©NASA

UNE PHRASE SIGNÉE THEODORE ROOSEVELT

A partir de photos prises à l’intérieur du parachute, les internautes affirment que l’expression « osez des choses grandioses » (« dare mighty things ») utilisée comme devise par le centre de recherches spatiale de la NASA : le « Jet Propulsion Laboratory » ; a été codée sur l en utilisant un motif représentant des lettres sous forme de code informatique binaire.

Cette phrase est extraite d’un discours prononcé par le président américain Theodore Roosevelt, en 1899 dans lequel il affirme qu’«il vaut mieux oser des choses grandioses, remporter des triomphes glorieux, plutôt que de se ranger parmi ces pauvres esprits qui ne jouissent ni ne souffrent beaucoup, car ils vivent dans un crépuscule gris qui ne connaît ni victoire ni défaite. »

Chacun des anneaux concentriques du motif du parachute représentent un des mots du message secret. Les zéros et les uns doivent être divisés en morceaux de 10 caractères, auxquelles il faut rajouter 64, afin d’obtenir le code ASCII (norme informatique de codage de caractères), de chaque caractère.

Par exemple, sept bandes blanches, une bande rouge et deux autres bandes blanches représentent 0000000100, le code binaire binaire pour le chiffre. En ajoutant, 64 à ce résultat, cela donne 68, le code ASCII correspondant à la lettre D, en majuscules.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-01-22T16:39:12+01:0016 janvier 2021|

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