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12 juin 2020 — Dans la Bible, sur les trois principaux courants du judaïsme sadducéens, pharisiens, esséniens, un n’est nullement mentionné, ce sont les esséniens.

Un chercheur historien et bibliste au Centre de recherche français à Jérusalem Michael Langlois a cherché de soir d’où venait cet oubli, volontaire ou non. “Cette absence est tout de même quelque peu surprenante, admet le chercheur. Car la Bible n’est pas avare de descriptions et de mentions de groupes politiques ou religieux en tout genre. On parle ainsi des zélotes, des hérodiens, des Maccabées… Mais jamais des esséniens…”

Selon Flavius Josèphe un historien antique, les auteurs de l’époque auraient largement exagéré l’importance des esséniens en Judée. Les esséniens n’auraient été que 4000, alors qu’il devait représenter l’un des trois grands courants. Cette faible représentation aurait scellé leur disparition de la Bible.

UN OUBLI VOLONTAIRE ?

Pour Michael Langlois il existerait une autre hypothèse“L’explication qui me semble plus convaincante, bien qu’elle reste spéculative, est que cette omission est en fait volontaire. Les auteurs du Nouveau Testament ne mentionnent pas les esséniens, parce qu’ils n’ont pas de réserves à leur égard, et cela pour une bonne raison : ils sont issus pour la plupart du mouvement essénien ! Choisir de ne pas parler des esséniens, dans ces conditions, permet de ne pas inviter au rapprochement avec ces derniers. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’insister sur la nouveauté que constitue le christianisme, une religion que l’on veut universelle et dont on veut élargir l’audience, au-delà des seuls Juifs.”

Mais pour en savoir plus, le conseil du chercheur est d’étudier le mouvement essénien et les manuscrits de la mer Morte.

Il faut garder en mémoire que les fondements du christianisme reposent sur Jésus et sur ses principaux disciples qui étaient en majorité esséniens.

François Deymier (source Réforme)