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(MYSTÈRE) Une capsule temporelle retrouvée dans le mur d’une chapelle

25 janvier 2021 – Une trouvaille vient d’avoir lieu dans la chapelle Sainte-Croix-de-Jérusalem, édifiée au XVème siècle, dans la capitale bourguignonne. En plein travaux de restauration du lieu, un maçon est tombé, au hasard de ses travaux, sur un manuscrit, écrit un siècle et demi plus tôt, par un ancien ouvrier.

UN ÉCRIT DANS UN EXCELLENT ÉTAT

« J’étais en train de faire une saignée dans le mur pour y passer des gaines électriques. Dans un ancien trou d’échafaudage, j’ai vu une pierre bouger et derrière j’ai trouvé le papier plié en six », témoigne Victorien Coille, employé d’une entreprise de maçonnerie, à Autun.

D’après « le Bien Public », quotidien régional ayant partagé l’information, il s’agit d’un feuillet recto-verso, parfaitement conservé.

LA LETTRE D’UN ANCIEN MARIN

Le manuscrit est signé des mains de Nicolas Godard, né à Moloy, au nord de Dijon. L’homme y raconte qu’il fut un marin, avant d’être « congédié de la frégate à vapeur de l’Orénoque après avoir fait la campagne de Crimée à l’âge de 18 ans. » Un conflit qui opposa une coalition formée de la France, du Royaume-Uni, du Royaume de Sardaigne et de l’Empire Ottoman, à l’Empire russe, entre 1853 et 1856. « Celui qui met un frein à la fureur des flots sait aussi des méchants arrêter les complots », continue Nicolas Godard, citant l’extrait d’une pièce de Jean Racine : Athalie.

La lettre continue, avec une liste des noms d’autres ouvriers, ayant certainement, eux aussi, travaillé dans cette chapelle.

Enfin, au dos du manuscrit, est inscrit une date, celle du 10 août 1856, ainsi que l’adresse d’une boutique de Dijon et puis, cette conclusion qui interpelle : « au moment où ces lettres sont écrites, la plus grande misère existe à Dijon ».

COMMENT EXPLIQUER LA PRÉSENCE DE CE MANUSCRIT ?

« Dans les anciennes corporations de métier, il y a toujours eu la volonté de laisser une trace, comme chez les tailleurs de pierre qui signaient leurs œuvres », explique Bassir Amiri, conseiller municipal de Dijon, mais aussi, délégué aux Archives et au Patrimoine culturel. « On voit que c’est quelqu’un de cultivé, c’est émouvant ce dialogue qui s’établit entre deux ouvriers à travers les âges », ajoute l’élu. Les services ayant étudié le manuscrit, ont retrouvé l’acte de de naissance M. Godard, il date de 1838.

Par la suite, le document sera déposé et numérisé, aux archives municipales de Dijon. La lettre sera consultable par les particuliers, via le site internet de la ville.

Cette méthode originale utilisée par Nicolas Godard, pour faire passer son message aux futures générations ; perdure encore aujourd’hui, comme le confirme Victorien Coille, ouvrier de 37 ans, dont 20 ans de métier. Il lui est déjà arrivé de sceller une bouteille contenant un message personnel, lors d’un chantier d’apprentissage. Il hésite même à remettre un nouveau message dans le mur de la chapelle, avant de reboucher le trou…

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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(ANTHROPOLOGIE) Les scientifiques auraient découvert, où et quand est apparu le premier Homo Sapiens?

24 février 2021 — Les premiers représentants du genre Homo sapiens sont apparus il y a environ 300 000 ans en Afrique, aujourd’hui nous avons des preuves.

Les premiers représentants d’Homo Sapiens sont apparus il y a 200 000 ans. C’est avant tout grâce à un climat favorable que l’Homo sapiens est apparu dans la région des  lacs Makgadikgadi, au sud du bassin du Zambèze dans l’actuel Botswana, en Namibie et  au Zimbabwe. Ce climat propice au développement de nos ancêtres a duré environ 70 000 ans. Puis une série de changements climatiques et tectoniques ont contraint la population à migrer. Les scientifiques identifient deux vagues principales d’établissements humains – il y a 130 000 ans dans le nord-est de l’Afrique et 110 000 ans dans le sud-ouest du continent.

PLUSIEURS  RACES HUMAINES SUR LA LIGNE DE DÉPART

Pendant ce temps là, certains sont restés sur place, mais l’Homo sapiens n’était pas le seul à fouler le sol de la Terre, ses cousins, les Néandertaliens et les Dénisoviens, parcourent déjà l’Eurasie depuis au moins 130 000 ans. Vers -100 000, en Asie du Sud-Est, les Hommes de Florès et de Callao prospèrent respectivement en Indonésie et dans les Philippines. Sans compter qu’existaient peut-être d’autres espèces, encore à redécouvrir.

C’est la génétique qui a permis à une équipe internationale de chercheurs dirigée par Vanessa Hayes de l’Australian Garvan Institute for Medical Research à Sydney de déterminer le lieu précis de cet apparition. Cela a été fait sur la base d’une analyse des génomes mitochondriaux des populations actuelles des pays sud-africains, au cours de laquelle 198 nouveaux mitogénomes rares ont été découverts.

Forts des données de cette étude, les scientifiques ont analysé des informations sur l’haplogroupe L0 – il s’agit de la première population connue de la science à ce jour d’humains modernes. Il y avait suffisamment de matériel génétique pour arriver à la conclusion que nos ancêtres sont apparus pour la première fois là où se trouvent maintenant le désert du Kalahari et le fleuve Okavango.

POURQUOI LHOMO SAPIENS EST-IL LE SEUL À AVOIR SURVÉCU?

C’est sans doute grâce à son cerveau complexe, avec ses 86 milliards de neurones, et volumineux – 1 350 centimètres cubes, jusqu’à six fois plus que celui d’un mammifère de taille équivalente que nous sommes toujours présents sur Terre. C’est le résultat d’un changement opéré par nos ancêtres dans leur manière de s’alimenter. Ils se sont mis à chasser, et la cuisson a permis une meilleure digestion des nutriments. Toutes ces améliorations ont permis au cerveau de se développer en élaborant de nouvelles techniques.

Mais il n’y a pas que le cerveau responsable du développement de l’homme moderne, selon une étude parue en novembre dernier dans Scientific Reports, Sapiens avait le pouce plus habile que son cousin le plus proche, l’Homme de Neandertal, grâce à une articulation moins plate, lui laissant plus de liberté pour saisir des objets avec précision. L’arrivée simultanée des techniques de fabrication des outils et la préparation des aliments nous ont apportés l’apport énergétique nécessaire à notre survie et à notre développement jusqu’à aujourd’hui.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2021-01-25T16:53:49+01:0025 janvier 2021|

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