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NEANDERTHAL : un de leurs gènes nous fait souffrir plus intensément ?

27 juillet 2020 – Vous pensiez ne plus rien avoir en commun avec l’Homme de Neandertal ? Raté ! Certains d’entre nous ont hérité d’un de leurs gènes et celui-ci provoque chez ces individus un ressenti augmenté de la douleur physique.

Les hommes de Neandertal possédaient un gène qui augmentait la sensation de la douleur physique. Il s’agit en fait d’une des trois mutations d’un même gène, la protéine NaV1.7, qui induit une forte douleur de la colonne vertébrale au cerveau.

HÉRITAGE GÉNÉTIQUE

D’après une étude publiée le 23 juillet dernier dans la revue Current Biology, cette mutation génétique que portaient les hommes de Neandertal s’est transmise jusqu’à nous. Les scientifiques du Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology qui ont mené des recherches sur un échantillon d’individus de la population britannique ont réussi à déterminer que parmi eux, les porteurs de cette mutation génétique propre à nos ancêtres semblaient être plus sujets à la douleur que les autres.

Les chercheurs se sont basés sur des séquençages ADN de nos ancêtres. Ces génomes sont peu nombreux et pas de très bonne qualité, cependant Svante Pääbo et son équipe du Max Planck Institute ont réussi à générer trois génomes néandertaliens de bonne qualité à partir d’ADN trouvé en Croatie et en Russie.

Grâce à ces génomes, les chercheurs ont pu identifier la mutation génétique, que l’on retrouve tout de même peu souvent chez l’humain moderne.

UNE MUTATION COMMUNE A L’ÉPOQUE

Cette mutation qui nous a été transmise est une parmi trois mutations de protéine que l’on a retrouvée chez les hommes de Neandertal. Pourtant, cette mutation devait être monnaie courante à l’époque puisqu’elle a été identifiée sur les deux paires de chromosomes chez les trois individus néandertaliens analysés.

Cette mutation agit directement sur le système nerveux au niveau de la transmission du signal de douleur au cerveau. Elle agit sur la rapidité de l’envoi du signal et la puissance de celui-ci. Dans les cas extrêmes de cette mutation, les patients sont rendus complètement insensibles à la douleur (analgésie congénitale) ou bien sujets à des douleurs chroniques.

Les chercheurs du Max Planck ont d’abord travaillé sur une version de cette protéine présente dans les œufs de grenouilles et les reins humains. Dans les cellules présentant les trois mutations en question, la protéine était bien plus active. Lorsqu’elles sont présentes dans la fibre nerveuse, ces protéines présentant la mutation réduisent le temps de transmission du signal de douleur.

Si l’on revient à l’étude menée sur un échantillon d’un demi-million d’individus britanniques, 0,4% de ceux qui présentaient de fortes douleurs avaient une des trois variations du gène. Aucun d’entre eux n’avait deux ou trois des mutations, comme les hommes de Neandertal.

Les scientifiques expliquent tout de même que cette mutation n’a pas forcement fait des hommes de Neandertal des individus plus sensibles à la douleur, puisque celle-ci est modifiée dans la colonne vertébrale et qu’elle est de doute façon subjective à chaque individu.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr / Source Nature)

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MÉDITATION ACTIVE : Du mantra aux malas ou inversement

20 septembre 2020 – Les répétitions des mantras canalisent le mental, détendent le corps et apaisent l’esprit. Les malas sont utilisés comme des guides à la pratique des mantras.

QU’EST-CE QU’UN MALA ?

C’est un collier/chapelet de perles d’ailleurs mala (ou malajapa) est un mot sanskrit qui signifie  “guirlande“. Il fut utilisé par les sages depuis des milliers d’années pour leurs méditations. Les bouddhistes et les pratiquants de yoga l’utilisaient et l’utilisent encore dans leurs pratiques. Égrainer le mala (faire passer les perles une par une dans les doigts) permet de « compter » le nombre de fois que l’on récite un mantra.

Les malas sont composés de 108 perles et d’une perle Gourou. Cette dernière sert de repère après avoir égrainé les 108 perles de comptage.

Il existe aussi des malas avec 18, 27 ou 54 perles pour des séances de méditation plus courtes mais le nombre de perles est toujours proportionnel à 108.

POURQUOI RÉCITER DES MANTRAS ?

En sanskrit, « Man » signifie « penser » et « trana » veut dire « protection ».

Outre l’éventuel aspect protecteur des malas ils peuvent être utilisés pour divers raisons d’accompagnement. D’après Mya (créatrice de malas), réciter des mantras permet une meilleure circulation de l’énergie, peut améliorer l’état émotionnel et peut provoquer un apaisement général.

COMMENT CA MARCHE ?

Les mantras peuvent être des sons, des mots (« Om »…), de courtes prières ou formules qu’on répète à voix haute un certain nombre de fois, car, en Yoga la voix est utilisée comme un moyen de guérison. L’essence du mantra se retrouve dans le son, la vibration. L’énergie du récitant serait transformée de telle sorte que des bienfaits soient observés tant au niveau psychique que physique. Ils existent des mantras dédiés à divers objectifs et chacun peut trouver le sien. De nombreux mantras sont également liés à une divinité, mais cette pratique n’a pas forcément de connotation religieuse.

Pour voir l’émission « Bienvenue en Terre Happy: La Magie des Malas Sacrés avec Mya », c’est par ici:

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

2020-07-27T11:17:14+02:0027 juillet 2020|

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