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NORVÈGE : Découverte d’un croiseur allemand de la seconde guerre mondiale à 500 m de profondeur

15 septembre 2020 – Le hasard fait bien les choses. C’est lui qui a conduit l’opérateur électrique norvégien Statnett à découvrir un croiseur allemand qui avait été torpillé et coulé en avril 1940. Celui-ci se trouvait à proximité de câbles à haute tension, enfoui à 500 m de profondeur au large des côtes du pays.

Le Karlsruhe était un croiseur allemand datant de la Seconde Guerre mondiale. Il avait disparu dans les eaux sombres de la Norvège en 1940, torpillé et coulé. Son épave vient d’être découverte à proximité de la ville de Kristiansand, près de câbles électriques immergés.

UNE DÉCOUVERTE DE TAILLE

D’après Ole Petter Hobberstad, l’ingénieur en chef de Statnett qui s’est confié à l’AFP, des sonars avaient déjà identifié une épave en 2018 dans cette zone, mais aucune enquête n’en a découlé. C’est pourquoi il a profité de devoir faire une inspection des câbles de la zone pour envoyer un sonar sur place prendre de nouvelles mesures. Celui-ci a donné des images si précises que l’ingénieur a pu constater que le navire avait été torpillé.

D’autres détails sont apparus sur les images sonar comme les canons ou encore un médaillon portant une croix gammée, ne laissant aucun doute sur l’origine du croiseur. C’est grâce au musée maritime de Norvège que Statnett a pu identifier plus précisément le navire comme étant un croiseur allemand.

DISPARU SANS LAISSER DE TRACE

Celui-ci avait été porté disparu il y a 80 ans, en avril 1940 pour être exact. Il avait été mis à flot pour la première fois en 1927. Il avait été mobilisé en 1940 par l’armée nazie pour une opération d’attaque de la Norvège et du Danemark, au cours de laquelle il était supposé débarquer les troupes allemandes dans la ville de Kristiansand, ville portuaire à proximité de laquelle la carcasse a été découverte. Il semblerait que le croiseur a réussi sa mission de débarquement avant d’être attaqué par la marine norvégienne.

D’après les historiens, c’est une torpille britannique, envoyée par le HMS Truant qui a touché le croiseur. L’équipage a pu être sauvé et le capitaine du bâtiment a ordonné que la flotte allemande le coule.

Margaux Naudin (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-09-15T15:36:01+02:0015 septembre 2020|

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