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(NUTRITION) Fabriquer de la nourriture à partir de rien est plus efficace que de faire pousser des plantes

24 juin 2021 — En absorbant le dioxyde de carbone, les bactéries peuvent produire des protéines qui peuvent être consommées. Ce processus s’est avéré 10 fois plus efficace que la culture de plantes riches en protéines. Une étude a été publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

© Solar Foods

Depuis plusieurs années, des scientifiques du monde entier essayent de fabriquer de la nourriture à partir de rien. Ils veulent produire une ressource énergétique renouvelable, qui associe le dioxyde de carbone provenant de l’air, permettant de nourrir  Des bactéries qui créent des protéines comestibles. L’un de ces projets est mené par Solar Foods en Finlande, où les chercheurs veulent  construire une usine prototype utilisant cette technologie d’ici 2023.

SOLEIL, AIR  ET BACTÉRIES

Dans une nouvelle étude, les chercheurs ont comparé l’ efficacité de la culture du soja avec la production de protéines à partir d’air et de bactéries. Pour ce faire, les auteurs ont pris comme base un système de production dans lequel des panneaux solaires créent de l’électricité qui maintient des conditions optimales dans un bioréacteur, et le dioxyde de carbone qui y pénètre fournit aux bactéries une ressource carbonée pour la synthèse des protéines. À partir de la protéine produite par les micro-organismes, les acides nucléiques sont ensuite retirés, séchés et une poudre est obtenue qui convient à la nutrition humaine et animale.

Les scientifiques ont testé leur découverte sur une superficie de 10 kilomètres carrés. L’analyse a montré que la création d’aliments protéinés à partir de l’air était 10 fois plus efficace que la production de soja. En d’autres termes, les auteurs ont montré que 10 kilomètres carrés de terres en Amazonie utilisées pour cultiver du soja peuvent être convertis en un kilomètre carré de terre pour cultiver des aliments à partir de l’air.

Les scientifiques notent également que la protéine synthétisée « à partir de rien » avait deux fois plus d’énergie que la plupart des autres cultures telles que le maïs, le blé et le riz.

L’homme cherche toujours à jouer à l’apprenti sorcier, et on peut à juste titre se demander comment notre corps va réagir à ce nouveau type de nourriture.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Starliner, la capsule spatiale de Boeing s’apprête à voler vers l’ISS

01 août 2021 – Si tout se passe comme prévu, la capsule CST-100 Starliner de Boeing devrait être lancée le 3 août 2021 pour un deuxième vol d’essai sans équipage. Un vol de la plus haute importance puisqu’il précède l’échec de son premier vol, en décembre 2019.

Alors que tout récemment le module russe Nauka avait rejoint l’ISS c’est un modèle américain cette fois qui s’apprête à rejoindre la station spatiale internationale. Ce vol était initialement prévu pour le 30 juillet 2021, mais ce deuxième vol d’essai du CST-100 Starliner, destiné aux vols habités vers la station spatiale internationale a été repoussé au 3 août. Créé par Boeing pour la Nasa, ce vaisseau commercial sera mis en orbite par le lanceur Atlas 5 de la base de Cap Canaveral, en Floride. Ce deuxième vol-test intervient plus d’un an et demi après l’échec, en décembre 2019, du premier vol lié à des défauts de logiciels de bord et de système de communication du vaisseau. Boeing a alors proposé à la Nasa de réaliser un autre vol d’essai sans équipage à ses frais.

UN VOL À FORT ENJEU

Suite à l’échec de la première tentative en 2019, Boeing s’est retrouvé fortement distancé par son rival Space X dans le domaine du transport d’astronautes. En effet depuis 2019, la société Space X a réussi ses essais, mais surtout, elle a lancé 3 équipages d’astronautes vers l’ISS. Ce vol est également important de par le coût financier qu’il représenterait surtout en cas d’échec. À titre d’exemple, l’échec de 2019 avait coûté à l’entreprise près de 410 millions de dollars. Ce vol a d’ailleurs fait l’objet d’une surveillance active de la part de la NASA qui au cours d’une enquête a localisé un total de 80 corrections nécessaires pour la préparation du Starliner. Enfin, un succès permettrait à Starliner de débuter les vols habités ce qui constitue une nouvelle étape cruciale pour le Starliner de Boeing.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-06-24T10:56:51+02:0024 juin 2021|

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