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OVNI : POURQUOI DES GENS TÉMOIGNENT ?

28 juillet 2020 – Cette semaine, nous avons mis en ligne sur BTLV l’interview du sociologue des sciences Pierre Lagrange pour évoquer la naissance d’un phénomène de société « les soucoupes volantes ». Pour rappel, tout commence le 24 juin 1947 quand l’homme d’affaires américain Kenneth Arnold aperçoit au manche de son avion près du Mont Rainier dans l’état de Washington plusieurs objets volants qu’il n’arrive pas à identifier. Patriote avant tout, il pense dans un premier temps à une force militaire étrangère prête à envahir les USA.

Logique quand on sait que la guerre froide a déjà éclaté et que « l’ogre » soviétique rôde. Prévenant les autorités il sera rapidement interrogé par la presse qui va, pour la première fois, évoquer le terme de « Flying Saucers » à savoir « Soucoupes volantes » en français. À ce sujet, il n’est d’ailleurs pas certain que ce terme fut mentionné par Kenneth Arnold lui-même, il s’agit peut-être d’un raccourci journalistique, personne à ce jour n’en a la preuve exacte. Toutefois, c’est à parti de ce jour que l’ufologie moderne va se mettre en place et écrire ses lettres de noblesse ou engendrer les plus gros fantasmes.

Moqué par une intelligentsia américaine, le dossier va malgré tout susciter l’intérêt des militaires qui vont mettre en place une officine censée étudier le projet Blue Book avec le scientifique Allan Hynek. Le but inavoué étant de tuer dans l’œuf un phénomène qui commence à prendre racine dans l’inconscient collectif américain. Aux 4 coins du pays, on observe des « soucoupes volantes ». Entre 1947 et 1969, date de la fermeture du Blue Book Project, un total de 12 618 observations lui seront rapportées. Les témoins n’ont plus peur de parler alors même qu’ils sont encore la cible de quolibets dans la presse ou de dénigrement de la part des autorités.

C’est ce besoin de témoigner à tout prix qui pousse, en partie, Pierre Lagrange à étudier le phénomène ovni depuis des dizaines d’années. Pourquoi les observateurs d’objets étranges ne peuvent-ils pas aller à l’encontre de leur envie de dire ce qu’ils ont vu ? On pourrait appeler cela le syndrome David Vincent. Idem à la posture du héros de la série « Les envahisseurs », le témoin sait ce qu’il a vu et cherche à convaincre de sa réalité souvent en vain, car il est difficile de faire admettre une vie extraterrestre probable. Même si les plus éminents scientifiques ne ferment pas à la porte à cette hypothèse, le sujet n’est toujours pris véritablement en considération.

LES CHOSES VONT PEUT-ÊTRE CHANGER

Les dernières révélations de la NAVY américaine vont peut-être faire bouger les lignes. Comme on l’apprenait en 2017, une officine considérée comme un « Black project » (ndlr : groupe de recherche non officiel, mais financé par l’état) a dépensé 22 millions de dollars en 5 ans pour étudier les vidéos de ces pilotes qui ont été en contact avec des objets volants non identifiés filmés par les caméras de leur F18. Depuis, les ovnis sont à nouveau mis en lumière. Tout d’abord grâce au NY Times qui en fit sa Une. Et depuis, les choses s’enchaînent vitesse grand V comme nous le rappelait Pascal Fechner (Ex-DirMufon France) de l’association « Maybe Planet » cette semaine dans la Libre Antenne de BTLV à retrouver ici

Pour lui, l’itw dans le NY Times du sénateur Harry Reid par Leslie Kean et Ralph Blumental qui dans un premier temps indique que des débris d’engins exogènes furent récupérés par les autorités américaines avant de faire marche arrière sur ces mêmes déclarations va alimenter les débats durant l’été. Une volte-face qui fait encore une fois planer le doute sur le dossier. Car à ce stade la question qui revient toujours est simple : Qui dit vrai ?

Si on ne peut pas apporter une réponse absolue, une chose est sure, certains sont inquiets à l’instar du sénateur républicain de la Floride Marco Rubio qui ne voit pas d’un très bon œil le survol du pays de l’oncle Sam par des engins inconnus. Qu’ils soient extraterrestres ou de pays étrangers, il y va de la sécurité nationale. Là encore, comme pour les témoins, qui depuis 1947 parlent, on se demande ce qui pousse tous ces sénateurs à s’emparer du sujet Ovni alors même qu’ils savent bien qu’il est brûlant et préjudiciable pour leur carrière.

C’est peut-être ça que l’on doit prendre le plus en considération, car c’est ce qui laisse penser que derrière tout le folklore que l’on met autour du phénomène UFO, il y aurait une certaine vérité sur l’existence de ces ovnis et de leurs occupants.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2020-07-28T16:44:14+02:0028 juillet 2020|

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