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(OVNIs) Il est peu probable que ce soit des armes russes ou chinoises

10 juin 2021 —Avec les fuites dans le New York Times d’une partie du Rapport qui sera déclassifié par le Pentagone le 25 juin prochain, on a pu découvrir que parmi les hypothèses avançées par les américains, les ovnis observés au-dessus de la flotte de l’US Navy pourraient être des expériences chinoises ou russes d’armes hypersoniques. Comme le rappelait un fonctionnaire anonyme, la Russie a investi massivement dans l’hypersonique, espérant ainsi échapper à la technologie américaine de défense antimissile. Il en est de même pour la Chine qui a également développé des armes hypersoniques et les a montré dans ses défilés militaires. Pour les responsables du renseignement américain, si les ovnis observés sont des avions chinois ou russes, cela voudrait dire que les recherches hypersoniques des deux puissances ont de loin dépassé le développement militaire américain. Une inquiétude palpable chez l’Oncle Sam comme l’écrivait dans ses colonnes le Walt Street journal. Les responsables militaires ont débattu de cette possibilité lors des différents briefing en arrivant à la conclusion qu’il fallait réagir car s’ils sont étrangers, ces engins peuvent voyager plus de cinq fois la vitesse du son, ce qui leur donne un avantage certains sur l’armée de Joe Biden.

DES MISSILES HYPERSONIQUES ? C’EST PEU PROBABLE

Il y a un problème avec cette hypothèse, c’est que techniquement, il n’existe pas réellement d’arme hypersonique. L’expression est un terme de marketing décrivant différentes technologies non éprouvées, y compris des engins à glissement accéléré et des missiles de croisière. D’autre part, les missiles hypersoniques sont moins rapides que les balistiques qui voyagent à 20 fois la vitesse du son et sur lesquels divers pays ont longtemps monté des ogives nucléaires. Pour Cameron Tracy de l’Union of Concerned Scientists, un expert qui publie régulièrement sur le sujet : « Les armes hypersoniques sont en fait, particulièrement lentes par rapport aux missiles balistiques. L’atout principal de ces technologies n’est pas qu’elles pourraient permettre aux missiles de se déplacer ou d’atteindre une cible plus rapidement mais qu’elles volent plus près de la surface de la terre, et contrecarrer, du coup, les systèmes de défense conçus pour intercepter les missiles qui habituellement voyagent dans l’espace.

DES ENGINS PILOTÉS ?

L’éventualité que ces objets viennent d’ailleurs découle de leur comportement. Aucune arme terrienne peut avoir des mouvements brusques allant de gauche à droite à l’horizontale, plonger dans l’eau, le tout à des vitesses incroyables. Dans un article du Times de 2017, on se souvient que les pilotes de la Marine avaient décrit un engin ovale de 12 mètres de long semblant sortir de l’océan Pacifique, planant, puis accélérant à des vitesses ultra-rapides.

Selon Cameron Tracy : « Ce n’est pas quelque chose qu’une arme hypersonique pourrait faire. On ne pas parler de plongée sous-marine pour un véhicule hypersonique. Voyager dans l’air, qui a une densité assez faible par rapport à l’eau, implique déjà d’énormes défis.

Lorsqu’un engin hypersonique est en vol, il y a un énorme réchauffement de l’air qui l’entoure. Lorsqu’il se déplace à de telles vitesses, des ondes de choc se forment. Se met alors en place une chimie complexe où les molécules commencent à se briser. L’environnement devient très difficile à traverser. Une grande partie de cette chaleur endommage l’engin. Et je ne vous dis pas l’énorme défi à relever si tout d’un coup on parlait d’eau ». Par ailleurs le scientifique souligne « qu’un engin hypersonique fonctionne, à bien des égards, comme un avion commercial tout en étant beaucoup plus rapide. Ils ne peut pas tourner aussi brusquement que le montre les vidéos des ovnis. A 10 fois la vitesse du son il vous faut un certain temps pour vraiment commencer à tourner de la gauche vers la droite et surtout il vous faut parcourir une très grande distance pour éviter le crash. Dans une situation réaliste, vous pouvez avoir un rayon de braquage de centaines de kilomètres voire un millier de kilomètres ou plus, peut-être, pour des vitesses plus élevées. Donc ces virages à 90° instantané réalisés par ces objets, c’est quelque chose qui n’est pas possible. Les forces physiques impliquées ne fonctionnent tout simplement pas ».

Pour toutes ces raisons, la théorie des armes hypersoniques est manifestement absurde sauf si les russes ou les chinois ont développé des armes grâce à des technologie encore inconnues des américains, ce qui semble peu probable quand on sait que ces deux puissances dépensent respectivement moins d’un tiers et moins d’un douzième de ce que les États-Unis font pour la défense.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Starliner, la capsule spatiale de Boeing s’apprête à voler vers l’ISS

01 août 2021 – Si tout se passe comme prévu, la capsule CST-100 Starliner de Boeing devrait être lancée le 3 août 2021 pour un deuxième vol d’essai sans équipage. Un vol de la plus haute importance puisqu’il précède l’échec de son premier vol, en décembre 2019.

Alors que tout récemment le module russe Nauka avait rejoint l’ISS c’est un modèle américain cette fois qui s’apprête à rejoindre la station spatiale internationale. Ce vol était initialement prévu pour le 30 juillet 2021, mais ce deuxième vol d’essai du CST-100 Starliner, destiné aux vols habités vers la station spatiale internationale a été repoussé au 3 août. Créé par Boeing pour la Nasa, ce vaisseau commercial sera mis en orbite par le lanceur Atlas 5 de la base de Cap Canaveral, en Floride. Ce deuxième vol-test intervient plus d’un an et demi après l’échec, en décembre 2019, du premier vol lié à des défauts de logiciels de bord et de système de communication du vaisseau. Boeing a alors proposé à la Nasa de réaliser un autre vol d’essai sans équipage à ses frais.

UN VOL À FORT ENJEU

Suite à l’échec de la première tentative en 2019, Boeing s’est retrouvé fortement distancé par son rival Space X dans le domaine du transport d’astronautes. En effet depuis 2019, la société Space X a réussi ses essais, mais surtout, elle a lancé 3 équipages d’astronautes vers l’ISS. Ce vol est également important de par le coût financier qu’il représenterait surtout en cas d’échec. À titre d’exemple, l’échec de 2019 avait coûté à l’entreprise près de 410 millions de dollars. Ce vol a d’ailleurs fait l’objet d’une surveillance active de la part de la NASA qui au cours d’une enquête a localisé un total de 80 corrections nécessaires pour la préparation du Starliner. Enfin, un succès permettrait à Starliner de débuter les vols habités ce qui constitue une nouvelle étape cruciale pour le Starliner de Boeing.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-06-16T16:21:41+02:0010 juin 2021|

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