2 juin 2021 — Des chercheurs ont découvert des fossiles de poissons vieux de 56 millions d’années dans le désert égyptien près de la ville de Ras Gharib. Chose surprenante, on se demande comment des poissons ont survécu dans des mers dont la température était de 35°C.

Les fossiles découverts comprennent plus de 12 groupes de différents types de poissons osseux. Certains d’entre eux vivent toujours  aujourd’hui, comme par exemple, les poissons-lunes que l’on trouve encore dans certaines parties tropicales des océans Indien et Pacifique.

Les fossiles de poissons trouvés, vivaient pendant le maximum thermique du passage Paléocène-Éocène (PETM). Cet événement a eu lieu il y a plus de 55 millions d’années et est considéré comme l’une des périodes les plus importantes de changement climatique. Certains scientifiques considèrent  même que cette période ressemble au réchauffement actuel de la planète.

Pendant le PETM, de nombreux poissons ont nagé vers le nord. C’est pourquoi les découvertes de cette époque dans des régions plus chaudes sont extrêmement intéressantes pour les scientifiques, car on ne sait toujours pas comment la vie sous les tropiques a réagi à un changement de température aussi extrême.

Les fossiles récemment découverts donnent aux chercheurs la première image claire de la façon dont les poissons osseux ont survécu et prospéré pendant le PETM. Les scientifiques vont étudier et analyser sérieusement les données recueillies pour comprendre comment les poissons de cette zone ont pu faire face aux conditions difficiles du PETM. Cependant, les paléontologues ont déjà plusieurs versions. Le premier suggère que les animaux ont pu survivre grâce à la montée des eaux froides de la partie la plus profonde de l’océan. Une autre théorie est que les poissons ont simplement nagé vers des parties plus froides de l’océan pour éviter la hausse des températures de la mer. Mais il est tout à fait possible que les espèces trouvées aient résisté à de tels changements.

Les auteurs de l’étude  disent que ces anciens fossiles pourraient donner à la communauté scientifique une nouvelle compréhension de la façon dont les espèces sont capables de faire face aux conditions météorologiques changeantes, ainsi que nous fournir des indices pour lutter contre le réchauffement actuel.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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