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(PALÉONTOLOGIE) Les plus anciennes empreintes d’humanoïde ont été trouvées en Crète

15 octobre 2021 — Une équipe internationale de chercheurs a découvert les plus anciennes traces d’humains bipèdes. Les empreintes trouvées sur l’île de Crète ont 6 millions d’années. Un article sur la découverte a été publié dans Scientific Reports.

Des empreintes fossilisées ont été trouvées près du village crétois occidental de Trachilos en 2017. Grâce à des méthodes géophysiques et micropaléontologiques, les chercheurs ont maintenant pu  connaître leur âge. Il s’est avéré que ces empreintes ont environ 6,05 millions d’années, ce qui en fait la plus ancienne empreinte humaine.

© Université de Tübingen

Ces empreintes ont près de 2,5 millions d’années de plus que celles attribuées à Australopithecus afarensis  (Lucy) de Laetoli en Tanzanie, précisent les auteurs. Cela met les empreintes du village de Trachilos sur un pied d’égalité avec les fossiles de l’erectus Orrorin tugenensis du Kenya. Les découvertes associées à ce primate bipède comprennent des fémurs, mais pas d’os de pied ni d’empreintes de pas.

Ainsi, la datation des empreintes crétoises apporte un éclairage nouveau sur l’évolution précoce des modes de déplacement, qui a commencé à se produire il y a plus de six millions d’années. La plus ancienne découverte d’os de jambe bipède humaine avait un gros orteil fortement prononcé et des orteils latéraux toujours plus courts. Le pied avait une voute plantaire plus courte que l’australopithèque. Son arc n’était pas encore prononcé et son talon était plus étroit.

Des études récentes en paléoanthropologie ont également montré que le singe africain Sahelanthropus ne peut pas être considéré comme bipède et qu’Orrorin tugenensis , originaire du Kenya et ayant vécu il y a 6,1 à 5,8 millions d’années, est le plus ancien ancêtre humain en Afrique. Ainsi, la désertification à court terme et la répartition géographique des premiers précurseurs humains peuvent être plus étroitement liées qu’on ne le pensait auparavant.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-15T11:13:52+02:0015 octobre 2021|

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