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PERSEVERANCE : la mission martienne de la NASA connait des difficultés

31 juillet 2020 – Hier à Cape Canaveral en Floride, la fusée Atlas V-541 a décollée à 11 h 50 UTC avec à son bord le petit rover de la NASA, Perseverance. Mais seulement quelques heures plus tard, la mission a rencontré quelques soucis techniques qui ont valu une belle frayeur à la NASA.

UN PROBLÈME DE PROXIMITÉ

Matt Wallace, chef de projet adjoint à la mission, s’est exprimé sur le blog de la NASA afin de rassurer tout le monde. Après le lancement de la fusée, un premier problème s’est présenté.

Le vaisseau se trouvant proche de la Terre après le lancement, les récepteurs au sol de la NASA se sont trouvés saturés, ce qui a compliqué le contact avec le vaisseau. Ce n’était toutefois pas grave selon Wallace qui explique que ce n’est pas la première fois que les équipes s’y trouvent confrontées et qu’il a suffi de très légèrement changer le pointage des antennes pour empêcher la saturation tout en leur permettant de capter le signal.

IN THE SHADOWS

Le deuxième problème survenu concerne cette fois-ci la température à l’intérieur du vaisseau. Celle-ci est constamment scrutée et maintenue à un certain thermostat qui permet le bon fonctionnement de l’appareil, notamment de le faire voler jusqu’à la planète rouge.

Cependant, sur sa trajectoire, le vaisseau s’est retrouvé dans l’ombre de la Terre et donc coupé des rayons du soleil, ce qui a provoqué une chute brutale de la température à bord. Les radiateurs envoyaient de l’air chaud et froid en même temps, déclenchant une alarme et entrainant le vaisseau à passer en mode « sans échec ». Le vaisseau n’utilise donc que ses fonctions essentielles depuis plusieurs heures.

Pas de panique pour autant, la NASA explique que ce passage en « sans échec » était plus ou moins attendu puisque lors des tests effectués, les équipes n’étaient pas en mesure de recréer les différents environnements que traverserait le vaisseau et que la trajectoire de Perseverance est différente de celle de Curiosity, le premier rover envoyé par la NASA sur Mars, ce qui ne permettait pas de le prendre comme référence. Des limites de température avaient donc été fixées et si elles se trouvaient dépassées, comme cela vient d’être le cas, le vaisseau passe automatiquement en mode sans échec afin de compléter sa mission sans trop de problèmes.

La NASA travaille actuellement à rétablir le mode « croisière » de la mission.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr / Source NASA blogs)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-07-31T11:11:53+02:0031 juillet 2020|

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