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(SCIENCE) PHÉNOMЀNE ATMOSPHÉRIQUE : Les aurores boréales, la période idéale pour les observer.

2 Octobre 2020 – Au Québec dans la ville de Matane, le week-end dernier, les amateurs d’astronomie ont pu profiter d’un joli spectacle nocturne d’aurores boréales.

Selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), l’impressionnant voile lumineux a été mesuré d’une intensité de 4kp.

L’indice kp est souvent utilisé pour déterminer la probabilité de voir les aurores polaires. C’est aussi l’un des indices les plus couramment utilisés pour indiquer la gravité des perturbations magnétiques mondiales dans l’espace proche de la Terre.

Cet indicateur fut introduit par Julius Bartels en 1939, géophysicien et statisticien allemand, abréviation de « planetarische Kenziffer », pouvant être traduite de l’allemand par « index planétaire ». Cet indice, évoluant entre 0 et 9, permet de calculer l’intensité des particules solaires dans le ciel.

QU’EST-CE QU’UNE AURORE BORÉALE ?

Ce phénomène naturel apparaît dans la voûte céleste aux extrémités les plus proches du pôle nord, tel un drapé nébuleux teinté de vert, de bleu, de jaune ou de violet. Un spectacle féerique qui s’explique pourtant de façon rationnelle.

Le soleil ne fait pas qu’éclairer notre planète. Dans l’espace tout entier, il émet également des atomes et des particules comme les protons et les électrons. Il faut une tempête solaire pour que ces éléments magnétiques entrent en contact avec des atomes terrestres d’oxygène ou d’azote, ces derniers associés, deviennent alors brusquement lumineux et génèrent des couleurs exceptionnelles. C’est ainsi que naissent les aurores polaires.

DÉJÀ AU TEMPS DES DINOSAURES

D’après le nom de la déesse romaine de l’Aube, Aurora, les aurores boréales sont apparues dès les premières heures de notre terre.

En 1895, Fridtjof Nansen, un des premiers explorateurs polaires raconte aux contrées civilisées la beauté des aurores.

Dans les mêmes années, Kristian Birkeland, physicien norvégien, a reproduit des aurores en laboratoire. Ces nombreuses contributions à la science l’ont amené à être proposé 8 fois au prix Nobel en chimie et en physique.

C’est au milieu du 20e siècle que les premières explorations dans l’espace permettent d’apporter de nouvelles connaissances sur ces phénomènes.

En 2008, une explication rationnelle des aurores boréales a été proposée par la NASA dans le cadre de la mission THEMIS.

Les aurores polaires ne sont pas un phénomène spécifique à la Terre. Il est possible d’en trouver sur n’importe quelle planète possédant un champ magnétique.

UN LIEN DANS LE NAUFRAGE DU TITANIC

La chercheuse Mila Zinkova, affiliée à l’Université de Californie à San Francisco, a examiné les témoignages des survivants de la catastrophe et ceux de l’équipage du Carpathia, le navire qui a secouru plus de 700 passagers. Elle note une concordance des récits autour des aurores boréales qui illuminaient le ciel cette nuit du 14 avril 1912. Cette hypothèse pourrait expliquer une défaillance des instruments de navigation, entraînant le naufrage du mythique paquebot.

C’est au milieu du 20e siècle que les premières explorations dans l’espace permettent d’apporter de nouvelles connaissances sur ces phénomènes.En 2008, une explication rationnelle des aurores boréales a été proposée par la NASA dans le cadre de la mission THEMIS.Les aurores polaires ne sont pas un phénomène spécifique à la Terre. Il est possible d’en trouver sur n’importe quelle planète possédant un champ magnétique.

POUR VOIR LE SPECTACLE

En route pour la Norvège, la Suède, la Finlande, l’Islande, la Sibérie au nord de la Russie et aussi le nord du Canada. Le truc en plus, une appli « My Aurora Forecast » vous donnera toutes les infos nécessaires pour prévoir au mieux les chances de voir.

Carine Privard (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2020-10-12T16:13:43+02:002 octobre 2020|

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