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PLANÈTE : Reforestation dangereuse ?

25 juin 2020 – Et si planter des arbres pour sauver la planète était plus néfaste que bénéfique ? C’est en tous cas ce qu’affirment deux études menées par un groupement de chercheurs internationaux.

Suite à bon nombre d’initiative de protection de l’environnement, des campagnes d’afforestation sont mises en œuvre tout autour du globe. Et pourtant, deux études sèment le doute dans nos convictions. Il semblerait que « mal planté », ces arbres seraient plus nocifs que profitables pour l’environnement.

Mais comment planter des arbres pourrait-il être pire que de ne rien faire? La réponse est dans la planification. Si l’initiative est mal pensée, les chercheurs affirment que, au-delà d’une perte d’argent considérable, on se retrouve à libérer des quantités massives de carbone et qu’on détruit au passage la biodiversité locale.

UNE QUESTION DE PLANIFICATION

L’une des études s’est intéressée au Chili. Un décret gouvernemental incitait les propriétaires terriens à planter des arbres pour lutter contre l’érosion des sols grâce à des subventions. Évidement, cela a conduit à des dérives. Même si la loi ne prévoyait pas de subventions pour les terrains déjà boisés, son application laxiste a conduit des propriétaires à raser des hectares pour replanter, réduisant ainsi la surface des forêts naturelles.

Les arbres plantés artificiellement absorbant moins bien le carbone que les forêts originelles, on se retrouve avec plus de CO2 qu’au départ.

Une deuxième étude menée en Chine s’est penchée sur la concentration en carbone dans les sols de zones boisées. Dans le cas d’une zone naturellement boisée, la concentration y est forte. Dans le cas de zones reboisées, celle-ci est accrue. Pourtant, on a constaté un déclin de cette concentration dans les sols déjà boisés où l’on a ajouté de nouveaux arbres.

Reboiser oui, mais il faut prendre en compte la concentration carbone du sol. Si celle-ci est dense, il faudrait laisser la nature faire son œuvre et ne pas interférer. Qui plus est, les chercheurs affirmaient en 2019 que 80 % de ces plantations massives étaient en réalité monoculture, suggérant un appauvrissement des sols et un intérêt économique non explicité.

Rédaction btlv.fr (source Geo)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-30T23:16:16+02:0025 juin 2020|

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