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PLUS DE FEMMES,PLUS DE DIVERSITÉ : les nouveaux astronautes de la NASA

13 janvier 2020 — Onze Américains et deux Canadiens ont rejoint vendredi les rangs des astronautes aptes à effectuer des vols vers la Station spatiale internationale et peut-être un jour la Lune ou Mars, en conclusion de deux ans et demi de formation à la NASA.

« Ces astronautes pourraient un jour marcher sur la Lune dans le cadre du programme Artémis, et peut-être que l’un d’entre eux sera parmi les premiers à marcher sur Mars », a déclaré l’administrateur de l’agence spatiale américaine, Jim Bridenstine, lors d’une cérémonie au centre Johnson à Houston, au Texas.

« Ce sont les meilleurs des meilleurs », a dit Jim Bridenstine.

Sur 18.000 candidats, la Nasa avait sélectionné 12 astronautes-candidats en 2017 (un a démissionné au milieu de la formation). Ils se sont depuis formés, depuis Houston, à effectuer des sorties dans l’espace, à manipuler les outils robotiques de la Station spatiale internationale (ISS), et ils ont appris le russe – langue indispensable pour coopérer avec les cosmonautes qui cogèrent la station.

Les deux Canadiens, Jennifer Sidey-Gibbons et Joshua Kutryk, se sont formés avec les Américains, un partenariat qui remonte à 1983.

La nouvelle promotion baptisée « Turtles » (les tortues) compte au total six femmes et sept hommes aux CV exemplaires, des officiers militaires d’exception dont plusieurs ont combattu en Afghanistan ou en Irak, des scientifiques sur-diplômés, des ingénieurs et des médecins. Le groupe est d’une diversité inédite, avec des noms de famille indien, iranien, asiatique, hispanique…

L’une d’elle est Jasmin Moghbeli, d’origine iranienne, diplômée de MIT: elle pilotait des hélicoptères avant de rejoindre la Nasa. Son camarade Jonny Kim est un ancien du commando Navy SEAL décoré, devenu médecin aux urgences d’un des plus grands hôpitaux du pays, à Boston.

« Quand j’ai entendu parler de la possibilité de devenir astronaute de la NASA, je me suis dit que ce serait une tribune incomparable pour marquer la prochaine génération », dit Jonny Kim, père de trois enfants, à l’AFP.

Jessica Watkins a un doctorat de géologie et a travaillé dans l’équipe du rover Mars Curiosity. Elle n’est pas la première astronaute noire, mais peu l’ont précédée. « Les changements culturels et sociaux peuvent être lents », dit-elle à l’AFP dans un entretien à Houston, en se félicitant de la « priorité donnée par la NASA à la diversité ».

« Ils sont hautement qualifiés, et d’une grande diversité, ils représentent la totalité de l’Amérique », a insisté Jim Bridenstine.

La NASA compte désormais 48 astronautes actifs.

L’ISS PUIS LA LUNE

Lors de la cérémonie, dans une section soigneusement préparée, chacun a vanté les qualités d’un camarade, conformes à l’image d’Epinal de l’astronaute héroïque : l’abnégation, le courage, le sang-froid, la solidarité, et la croyance que chacun, en Amérique, peut surmonter les obstacles pour réaliser ses rêves.

Que de chemin parcouru pour la Nasa, longtemps fief masculin — et blanc.

Les premiers astronautes, à la fin des années 1950, étaient tous des hommes, des pilotes d’essai militaires. Ce n’est qu’en 1983, avec Sally Ride, qu’une Américaine a volé dans l’espace, vingt ans après la Russe Valentina Terechkova.

Mais l’agence spatiale s’est rattrapée. La promotion précédente, recrutée en 2013, était déjà à moitié féminine. Deux Américaines sont actuellement à bord de l’ISS, Christina Koch et Jessica Meir.

La Russie et l’Europe sont à la traîne, avec une surreprésentation des hommes dans leurs rangs.

Malgré d’immenses défis financiers et technologiques, le dynamique patron de la NASA vante le « comeback » de l’agence après des années de déprime, symbolisé selon lui par les nouveaux visages de ce qu’il appelle « la génération Artémis » — qu’il veut aussi glorieuse que la « génération Apollo ».

Artémis est le programme de retour sur la Lune dès 2024, calendrier ambitieux et incertain imposé par la Maison Blanche. Artémis, dans la mythologie grecque, est la soeur jumelle d’Apollon (Apollo, en anglais), déesse de la nature sauvage, de la chasse et… de la Lune.

A l’agenda de 2020 figure le retour des vols habités vers l’ISS depuis les Etats-Unis, neuf ans après le dernier atterrissage d’une navette spatiale, mais les deux capsules, Crew Dragon (SpaceX) et Starliner (Boeing), ne sont toujours pas certifiées.

Les 13 nouveaux astronautes seront assignés à une première mission pour dans quelques années, vraisemblablement d’abord vers l’ISS, où au moins trois Américains habitent en permanence. Le premier voyage pour la Lune ne sera pas pour eux: cette mission, Artémis 3, sera réservée à la génération précédente.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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STATION SPATIALE : encore une manœuvre pour éviter une collision avec un débris

23 septembre 2020 — Manœuvre délicate pour la Station spatiale internationale (ISS) afin d’éviter une possible collision avec un astéroïde.

On le sait depuis le début de la conquête spatiale, il y a des milliers de débris qui tournent autour de la terre et qui sont régulièrement répertoriés par la NASA et surveillés par une unité militaire

Cette année, il s’agissait de la troisième manœuvre de ce type, cela concernait une ancienne fusée japonaise.

De son côté, la NASA réclame des moyens supplémentaires pour surveiller des débris qui deviennent de plus en plus dangereux pour l’ISS.

Cette fois, le débris serait passé très près à 1,39 kilomètre de l’ISS, selon la NASA, mais il a été décidé d’élever l’orbite de la station par précaution. C’est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l’ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l’opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

DES ASTRONAUTES RÉFUGIÉS DANS LA CAPSULE SOYOUZ

Selon l’astronome Jonathan McDowell, l’objet menaçant était un débris provenant d’un étage d’une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s’est désintégrée en 77 morceaux en février 2019.

Les membres d’équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l’ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n’a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la NASA avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).

L’ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l’opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27 500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-21T17:25:07+02:0013 janvier 2020|

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