fbpx

POLOGNE : De l’ADN de Neandertal synthétisé à partir d’une molaire

10 septembre 2020 – Grâce à une molaire retrouvée dans une grotte en Pologne, des chercheurs ont réussi à synthétiser l’ADN d’un Neandertal qui vivait dans la région il y a 80 000 ans.

Les chercheurs ont donné un nom à cette dent : Stajnia S5000. Le lieu dans lequel elle a été découverte ainsi que son âge suggère que son propriétaire parcourait la région il y a de cela 80 000 ans. Il s’agissait d’une époque charnière selon les experts puisque c’est à cette période que la dernière ère glacière est survenue en Europe de l’Est, ce qui refroidit drastiquement la région et hautement modifié le paysage, de même que compliqué la survie de nos ancêtres.

La nourriture se faisant rare et les températures très basses, le nombre d’individus dans la région a également baissé.

ADAPTABILITÉ

Si l’on sait que la plupart des populations locales de l’époque se sont réduites suite à des décès ou exodes vers des régions tempérées, on sait également, grâce à des outils qui leur sont typiquement associés, que certains individus se sont adaptés aux conditions de vie et ont survécu.

Certains de ces outils ont été retrouvés dans la grotte de Stajnia, grotte dans laquelle on a également retrouvé la dent, ce qui suggère qu’elle aurait appartenu au propriétaire des outils que l’on identifie comme Neandertal. Ces outils étaient adaptés à la chasse d’animaux, comme le mammouth laineux, qui ne sont arrivés dans la région qu’après le début de l’ère glaciaire, ce qui laisse à penser que les locaux se sont adaptés aux nouvelles proies.

DENT DE NEANDERTAL

Les chercheurs du Max Planck Institute ont pu analyser la dent et récupérer l’ADN encore préservé à l’intérieur. D’après eux, elle porte les stigmates typiques de l’époque. Ils pensent d’ailleurs qu’elle était à un adulte.

En analysant le tissu nerveux à l’intérieur, ils ont pu déduire son âge. Une découverte incroyablement rare puisque les os et dents aussi vieux sont généralement difficiles à trouver, en mauvais état, sans même parler de tissus mous qui sont la plupart du temps trop atteints pour être analysés.

Et chose incroyable, l’analyse de la dent a permis aux chercheurs de retrouver des proches de son propriétaire : ils se sont effectivement aperçus que le génome mitochondrial de la dent présentait de nombreuses similarités avec celui retrouvé dans une autre dent de la même époque découverte dans le Caucase, Mezmaiskaya  1, de même que deux autres individus retrouvés en actuelles Belgique et Allemagne. Le Dr Mateja Hajdinjak, l’une des archéologues auteure de l’étude, explique que ces deux derniers individus étaient des ancêtres lointains de l’homme de Stajnia et seraient vieux de 120 000 ans.

Margaux Naudin (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

ARABIE SAOUDITE : On a découvert des traces de pas appartenant à des Homo sapiens

19 septembre 2020 – Les traces de pas de sept individus vieilles de 120 000 ans ont été découvertes imprimées dans le sol près d’un ancien lac en Arabie Saoudite. Ces derniers ont été identifiés comme Homo Sapiens.

Le Max Planck Institut, à travers le Dr Michael Petraglia et son équipe, a identifié des empreintes de pas humains découverts à proximité d’un ancien lac au nord de l’Arabie Saoudite. Ces dernières auraient appartenu à sept de nos ancêtres, les Homo Sapiens, qui ont pu les faire lors d’un transit entre l’Afrique et l’Eurasie.

400 EMPREINTES AU MINIMUM

Il pourrait s’agir d’une route de transit intérieure au continent entre l’Afrique et l’Eurasie, même si la majorité de ces routes ont été répertoriées entre la Grèce et le Japon. Ces empreintes sont les traces de vie les plus anciennes jamais retrouvées dans la région.

Sept individus qui se déplacent, ça fait beaucoup de traces de pas : plus de 400 pour être exacte. Celles-ci ont été retrouvées suite à l’érosion de la couche sédimentaire autour d’un ancien lac au nord du pays, dans le désert de Nefud. Elles ont entre 121 000 et 112 000 ans. Autour de celles-ci, beaucoup d’empreintes d’animaux sauvages ont pu être également retrouvées.

Margaux Naudin (rédaction btlv.fr)

2020-09-10T11:53:44+02:0010 septembre 2020|

Sujets susceptibles de vous intéresser