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(PRÉHISTOIRE) En Afrique du Sud, des traces de vie humaine datant de près de 2 millions d’années retrouvées dans une grotte

29 avril 2021 — La grotte Wonderwerk en Afrique du Sud serait la première grotte a avoir été occupée au monde par des humains et où des outils ont été fabriqués durant la préhistoire selon une étude de chercheurs israéliens parue dans  la revue Quaternary Science Reviews.

« Nous pouvons désormais affirmer avec certitude que nos ancêtres humains fabriquaient des outils en pierre à l’intérieur de la grotte Wonderwerk il y a 1,8 million d’années. Wonderwerk est unique parmi les anciens sites d’Oldowan- un type d’outil découvert pour la première fois il y a 2,6 millions d’années en Afrique de l’Est, » a expliqué le professeur Ron Shaar de l’Institut des sciences de la Terre à l’Université hébraïque.

© Institut des sciences de la Terre à l’Université hébraïque

FABRICATION DOUTILS EN PIERRE

La tradition Oldowan est le nom donné à un modèle de fabrication d’outils en pierre par nos ancêtres.L’équipe de chercheurs a réussi à établir avec succès le passage des outils Oldowan aux premiers outils tranchants il y a plus d’un million d’années.

La grotte de Wonderwerk est située entre les villes de Daniëlskuil et Kuruman en Afrique du Sud et s’étend sur 140 mètres dans les collines de Kuruman. Aucun fossile d’hominidés n’a été trouvé dans la grotte. Cependant, des vestiges de végétaux et d’animaux, ainsi que des artefacts archéologiques, indiquent que cette grotte est un site clé pour comprendre le début de l’âge de pierre dans la région.

Des outils en pierre simples ont été découverts dans la grotte, et ont été utilisés par les premiers habitants pendant la période du Paléolithique inférieur, il y a 2,6 à 1,7 million d’années.

Selon les chercheurs, ce ne sont pas les outils en pierre eux-mêmes qui surprennent, mais le fait que de tels artefacts anciens aient été découverts pour la première fois dans une grotte.

DOMESTICATION DU FEU

La tradition Oldowan est le nom donné à un modèle de fabrication d’outils en pierre par nos ancêtres. L’équipe de chercheurs a réussi à établir avec succès le passage des outils Oldowan aux premiers outils tranchants il y a plus d’un million d’années.

La grotte de Wonderwerk est située entre les villes de Daniëlskuil et Kuruman en Afrique du Sud et s’étend sur 140 mètres dans les collines de Kuruman. Aucun fossile d’hominidés n’a été trouvé dans la grotte. Cependant, des vestiges de végétaux et d’animaux, ainsi que des artefacts archéologiques, indiquent que cette grotte est un site clé pour comprendre le début de l’âge de pierre dans la région.

Des outils en pierre simples ont été découverts dans la grotte, et ont été utilisés par les premiers habitants pendant la période du Paléolithique inférieur, il y a 2,6 à 1,7 million d’années.

Selon les chercheurs, ce ne sont pas les outils en pierre eux-mêmes qui surprennent, mais le fait que de tels artefacts anciens aient été découverts pour la première fois dans une grotte.

Le fait que Wonderwerk ne soit pas à l’extérieur peut également aider les scientifiques à dater la première utilisation du feu par des humains. Bien qu’il existe d’autres exemples d’utilisation possible du feu par les peuples anciens, les scientifiques ne peuvent pas prouver que ce feu n’a pas été causé par des incendies de forêt. On estime généralement à 700 000 avant JC la découverte du feu, mais maintenant avec cette nouvelle découverte l’utilisation du feu remonterait à environ un million d’années

Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion après avoir examiné une couche sédimentaire de 2,5 mètres d’épaisseur située à une profondeur de 30 mètres dans une grotte.

«Les découvertes de la grotte de Wonderwerk sont une étape importante vers la compréhension du rythme de l’évolution humaine sur le continent africain», concluent les chercheurs.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-29T11:32:24+02:0029 avril 2021|

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