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(PRÉHISTOIRE) Les hommes et les chiens vivaient en osmose jusque dans la mort

11 janvier 2021 — Il y a quelque 6.000 ans, des communautés néolithiques vivant près de ce qui est aujourd’hui Barcelone aimaient déjà beaucoup leurs chiens, jusque dans la tombe.

Des preuves archéologiques mises au jour sur au moins quatre sites montrent que ces hommes préhistoriques et leur compagnons à quatre pattes vivaient ensemble, travaillaient ensemble, et partageaient le même régime alimentaire de graines et de légumes, selon une étude publiée  dans la revue Journal of Archaeological Science: Reports.

« Ces animaux étaient totalement intégrés dans ces communautés néolithiques », explique  Silvia Albizuri, de l’Université de Barcelone.

Et ce statut spécial accordé aux canidés les suivait dans la tombe. Des squelettes partiels ou complets de chiens ont ainsi été retrouvés dans plus d’une vingtaine de tombes, placés avec soin aux côtés d’hommes, de femmes ou d’enfants.

Mais les animaux choisis pour passer l’éternité avec leurs maîtres en payaient le prix: ils étaient sacrifiés au moment des funérailles, selon l’étude.

Les restes retrouvés appartenaient à des chiens âgés de 1 à 6 ans, dont un quart entre 12 et 18 mois. « La sélection de chiots et d’animaux d’un an suggère un sacrifice », précise Silvia Albizuri.

La préférence de ces communautés pour les jeunes chiens pourrait aussi être liée à une réticence à perdre les animaux plus âgés déjà dressés notamment pour garder les troupeaux.

LES CHIENS N’ÉTAIENT PAS MANGÉS

L’absence d’entailles sur les os des chiens laisse également penser que leur chair n’était pas découpée ou mangée avant l’inhumation.

Des chiens et des hommes enterrés côte à côte ont déjà été retrouvés sur d’autres sites du Néolithique dans le nord de l’Italie et le sud de la France, mais la tombe de Bobila Madurell, juste au nord de Barcelone, contenait plus de chiens que les autres, note l’étude.

Selon les scientifiques, les chiens ont probablement d’abord été utilisés par les hommes pour chasser.

Puis quand les hommes se sont sédentarisés et ont commencé à cultiver la terre il y a 10.000 ans, ces canidés domestiques sont devenus des protecteurs contre les intrus ou les animaux sauvages, en particulier leur cousin sauvage, le loup.

Ces populations ont également domestiqué d’autres animaux comme les moutons ou les chèvres.

« Les chiens jouaient un rôle important dans l’économie des populations du Néolithique, en prenant soin des troupeaux et des lieux de vie », notent les chercheurs.

Les chiens de taille moyenne (50 cm de haut pour 15 kilos) décrits dans l’étude ressemblent « aux chiens de berger des Pyrénées actuelles », note Silvia Albizuri.

Les os de bétail retrouvés dans les sites des sépultures en Espagne étaient éparpillés de façon hétéroclite, une autre preuve de la place spéciale réservée aux canidés néolithiques.

Environ 5.000 ans avant notre ère, quelques communautés importantes vivaient dans le sud de l’Europe, où existaient aussi quelques plus petits villages dans les plaines ou sur les collines. Les archéologues ont également retrouvé des vestiges de fermes, d’abris temporaires et de silos pour stocker le grain.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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L’astéroïde « Psyche 16 » est multi-trillionaire ; sa valeur est en effet estimée à environ 630 Trillions d’Euros.

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UN NOYAU SEMBLABLE A CELUI DE LA TERRE

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Plus exactement, ce qui se rapproche le plus du noyau de notre planète. Il s’agira de réaliser sur cet astéroïde, ce qu’il est impossible de réaliser sur Terre, puisqu’il faudrait en effet creuser jusqu’à 3 000 kilomètres de profondeur, afin d’observer le noyau terrestre, ce qui est impossible. Etudier Psyche 16, permettra à la NASA de mieux comprendre le fonctionnement de notre cœur terrestre.

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Lors de leurs formations, les astéroïdes agrègent les éléments lourds d’étoiles ayant explosés, parce qu’en fin de vie, au cours des précédents milliards d’années. C’est d’ailleurs de cette façon que sont nés des métaux comme l’or, l’arent ou le platine, et même des éléments vitaux à notre survie, tel que l’oxygène.

Ce qui rend Psyche 16 si spécial, c’est que là ou les astéroïdes sont habituellement constitués d’amas de roches ou de glace, ce dernier est surtout composé de fer, de nickel et certainement d’or. A l’échelle du cours actuel de tous ces métaux, cela représenterait une valeur astronomique, équivalente à 7 Millions de PIB mondiaux (le PIB mondial représentait 84 798 Milliards de dollars, en 2019).

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Mais l’observation de Psyche 16 n’en est qu’à ses balbutiements. En effet, la « mission Psyche », ne décollera qu’en août 2022, avec, nous l’espérons, son lot de découvertes surprenantes.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-01-11T15:38:32+01:0011 janvier 2021|

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