fbpx

(PRÉHISTOIRE) On maîtriserait le feu depuis plus longtemps que prévu

20 septembre 2021 – Jusqu’à maintenant, on se mettait d’accord sur la date des premières traces de la domestication du feu par l’Homme en Europe. C’est-à-dire il y a 400 000 ans. Cependant, une équipe de chercheurs vient de découvrir des traces de feu vieilles de 560 000 ans dans la Caune de l’Arago, dans les Pyrénées-Orientales…

La Caune de l’Arago est un site préhistorique qui nous a livrés de nombreux secrets sur nos ancêtres de la préhistoire, dont nos premières utilisations du feu. Les chercheurs utilisent la méthode de susceptibilité magnétique, qui permet de déterminer le taux de roches magnétiques formées lors d’épisodes thermiques. 

L’étude, relayée par le CNRS, indique la présence de trois pics de susceptibilité magnétique, dont l’un au niveau Q4, qui est datée à -560 000 ans. On y associe des charbons de bois et des minéraux magnétiques. Une première qui repousse de 160 000 ans la date de la première utilisation du feu dans notre pays. 

La piste d’incendies était envisagée mais rapidement écartée tant le nombre de conditions nécessaires est élevé : “l’hypothèse que ces traces de feu seraient dues à des paléo-incendies extérieurs doit être considérée, mais elle impliquerait la conservation, lors du transport dans la grotte, de l’étroite association des minéraux magnétiques et des charbons formés par le feu dans un même niveau et semble donc difficile à retenir” selon les scientifiques. 

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-20T17:23:05+02:0020 septembre 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser