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12 mars 2018 : Après de nombreux travaux sur l’activité génétique, des scientifiques disent pouvoir prédire l’heure exacte de la mort d’un individu. Mais le plus incroyable est que cette étude leur a permis de découvrir que certains de nos gènes restent actifs après notre décès. Comme ils l’expliquent, lorsque nous vivons la fin, dans notre corps, comme dans n’importe quelle voiture qui part à la casse, certaines pièces fonctionnent toujours. Ces pièces mettraient plus de temps à rendre l’âme. C’est ce que nous apprend une étude publiée dans la revue Nature Communications le 13 février 2018.

Pour Rodéric Guigo, l’un des auteurs de l’étude : « Nous avons observé des processus actifs de certains gènes après le décès. C’est-à-dire qu’une activité au niveau des mécanismes de transcription génétique persiste dans certaines cellules plusieurs heures après la mort ». Sur les reins, les poumons, les fois, les cerveaux de 540 donneurs, avec son équipe, le chercheur a pu observer les réactions cellulaires après la mort à partir de 36 types de cellules après leur mort.

ARN

Les scientifiques ont voulu comprendre les processus de transcription génétique qu’utilise l’ADN pour ordonner aux cellules de synthétiser une protéine. L’équipe a compris que ces ordres passent par l’ARN messager (NDLR : Copie d’une portion du génome responsable de la transmission du message). Molécule proche de l’ADN). Ces ARN seraient encore vivants dans certains tissus après notre mort. Lors de leurs expériences, si les scientifiques ont pu enregistrer une baisse de l’activité de certains gènes liés à la réponse immunitaire ou au métabolisme, ils ont aussi pu observer la stimulation des gènes due au stress ou encore d’un autre, à l’origine d’une protéine, responsable dans l’acheminement de l’oxygène.

ÉVALUER L’HEURE DE NOTRE MORT

Rodéric Guigo et son équipe en ont conclu que l’organisme, dans un dernier round, indique qu’il n’aurait pas vraiment accepté la mort. Grâce à tous ces travaux, les scientifiques ont pu mettre au point un algorithme qui permet d’évaluer l’heure du décès avec précision. C’est ce qui a été fait pour 129 personnes dans le cadre de l’étude. Par ailleurs, les chercheurs ont noté de grands changements dans l’activité génétique, comme la baisse chez certains et la stimulation sur d’autres. Avec de tels résultats, le corps médical est capable de prédire l’heure d’un décès, mais cette étude va surtout permettre d’effectuer des observations plus pointues afin de mieux comprendre les causes du décès.

Bob Bellanca (btlv.fr/source Nature Communications)