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(PSYCHOLOGIE) Jouer à domicile est-il un avantage sur l’équipe adverse?

26 octobre 2021 — Dans la plupart des sports, il est de notoriété que l’équipe jouant à domicile a un avantage significatif sur l’équipe adverse. Mais est-ce vraiment le cas ? Dans une étude publiée en 2010  dans le  Journal of Applied Social Psychology , les chercheurs ont conclu que l’avantage du terrain d’origine existe bel et bien. C’est particulièrement vrai dans le football : les équipes remportent 67,4 % des matchs joués à domicile, tandis que les résultats pour le basket-ball, le tennis, le hockey, le cricket et le baseball varient de 55 % à 65 %.

D’OÙ VIENT CET AVANTAGE ?

La principale raison de l’avantage  est le soutien des fans. On pourrait penser  que le bruit et les cris des supporters ne devraient pas beaucoup affecter les jours professionnels. Cependant, ce n’est pas le cas.

Le scientifique  John Bicka a effectué des recherches approfondies et a découvert qu’après la fermeture des stades au début de la pandémie, que  l’avantage à domicile des équipes avait diminué.

Fait intéressant, le manque de supporters a conduit à montrer que l’équipe visiteuse a reçu moins de cartons jaunes, et  ce n’est pas parce que les joueurs ont commencé à moins faire de fautes.

L’énorme soutien que l’équipe à domicile reçoit du public met souvent l’arbitre devant un dilemme. La pression de la foule affecte souvent ses décisions.

Comme le note ScienceABC ,  en 2016, un fan en colère a brutalement agressé un arbitre assistant lors d’un match de football en Turquie alors que l’équipe locale était menée 4-0.

Par ailleurs, des études ont montré que les animaux tels que les chimpanzés et les souris ont des niveaux de testostérone accrus et un comportement agressif lorsqu’ils sont sur leur territoire, la même chose a été remarquée chez les humains selon différentes études.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-26T12:20:58+02:0026 octobre 2021|

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