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PYRAMIDES D’ALGÉRIE : Vieilles de 16 siècles, elles gardent de nombreux mystères

14 janvier 2020 — Vieilles pour certaines de plus de 16 siècles, les djeddars de Frenda, 13 « pyramides » érigées sur deux collines voisines dans le nord de l’Algérie, gardent de nombreux secrets pour les chercheurs.

Seules certitudes: ces 13 édifices de pierre à base carrée et élévation pyramidale à degrés, uniques en Algérie et au Maghreb, étaient des monuments funéraires et ont été construits entre le 4e et le 7e siècle près de Tiaret (250 km au sud-ouest d’Alger).

Les avis divergent en revanche sur ceux qui y furent inhumés – probablement des dignitaires. A l’époque, des rois berbères régnaient dans la région sur de petites principautés dont l’histoire est mal connue et dont il reste peu de traces.

Les 13 pyramides ont été construites sur trois siècles à une époque de profonds bouleversements dans le nord de l’Algérie, qui était alors la Numidie romaine : déclin de l’Empire romain d’Occident, invasions vandales puis byzantines et début de la conquête arabe.

Ces djeddars monumentaux – jusqu’à 18 mètres de hauteur et une base variant entre 11,5 m et 46 m de côté – sont érigés sur deux collines distantes de 6 km près de Frenda, les trois plus anciens sur le djebel (« mont ») Lakhdar et les dix autres sur le djebel Araoui.

MONUMENTS FUNÉRAIRES

Tous renferment une ou plusieurs pièces (jusqu’à 20 pour le plus grand) reliées par un système de galeries, dont des chambres funéraires, laissant penser à des sépultures collectives. Certaines pièces sont dotées de banquettes, de possibles lieux de culte funéraire, selon certains chercheurs.

Les linteaux de pierre des portes intérieures sont sculptés de motifs traditionnels des édifices chrétiens (rosaces, chevrons…) mais aussi de scènes de chasse ou de figures animales. Mais les inscriptions – probablement latines – sont en trop mauvais état pour être interprétées; certains chercheurs y ont vu des lettres grecques, ce que d’autres contestent.

« La particularité des djeddars est avant tout la date de leur construction », qui en fait les derniers monuments funéraires érigés en Algérie avant l’arrivée de l’islam et la fin de ce type de construction, relève Rachid Mahouz, archéologue algérien qui travaille depuis cinq ans à une thèse de doctorat consacrée à ces pyramides.

Leur construction est postérieure de plusieurs siècles à celle des autres imposants monuments funéraires pré-islamiques recensés dans le nord de l’Algérie : le Medracen, mausolée numide (3e siècle av. JC), le tombeau de Massinissa, premier roi de la Numidie unifiée (2e siècle av. JC) et le Mausolée royal maurétanien (dit « tombeau de la Chrétienne », 1er siècle av. JC).

Certains chercheurs voient dans tous ces monuments des évolutions des tumulus – simples amas de pierre au-dessus d’une tombe – puis des bazinas, constructions funéraires de pierres sèches communes au Maghreb et au Sahara, vieilles de plusieurs milliers d’années.

La plus ancienne description écrite connue des djeddars est celle de l’historien Ibn Rakik, au 11e siècle, rapportée au 14e par Ibn Khaldoun, grand penseur maghrébin de l’époque. Mais durant des siècles, ces monuments situés dans une région peu peuplée n’ont intéressé personne et ont été livrés à l’usure du temps et aux pillards.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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STATION SPATIALE : encore une manœuvre pour éviter une collision avec un débris

23 septembre 2020 — Manœuvre délicate pour la Station spatiale internationale (ISS) afin d’éviter une possible collision avec un astéroïde.

On le sait depuis le début de la conquête spatiale, il y a des milliers de débris qui tournent autour de la terre et qui sont régulièrement répertoriés par la NASA et surveillés par une unité militaire

Cette année, il s’agissait de la troisième manœuvre de ce type, cela concernait une ancienne fusée japonaise.

De son côté, la NASA réclame des moyens supplémentaires pour surveiller des débris qui deviennent de plus en plus dangereux pour l’ISS.

Cette fois, le débris serait passé très près à 1,39 kilomètre de l’ISS, selon la NASA, mais il a été décidé d’élever l’orbite de la station par précaution. C’est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l’ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l’opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

DES ASTRONAUTES RÉFUGIÉS DANS LA CAPSULE SOYOUZ

Selon l’astronome Jonathan McDowell, l’objet menaçant était un débris provenant d’un étage d’une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s’est désintégrée en 77 morceaux en février 2019.

Les membres d’équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l’ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n’a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la NASA avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).

L’ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l’opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27 500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-21T17:48:21+02:0014 janvier 2020|

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