Découvrez BTLV, le média N°1 sur le mystère et l'inexpliqué (Replay/Podcast/rédactionnel)

+4000H d'émissions pour donner du sens à sa vie
Je rejoins BTLV

21 mai 2020 — A grand coup d’annonces, la NASA nous dit vouloir déposer la première femme sur la lune en 2024 dans le cadre de son programme Artemis.

Accompagnée d’un homme, cela marquerait le grand retour de la conquête spatiale. Avec Donald Trump qui vient d’officialiser sa « Space Force », on sait que ce dernier souhaite relancer les grandes missions spatiales. En 2017, il signait un accord allant dans ce sens tout en souhaitant renvoyer des astronautes le plus loin possible dans l’univers et notamment sur le sol lunaire dès 2024. Pourtant, alors que nous avons fêté le cinquantième anniversaire du 1er pas sur la lune le 21 juillet 2019, certains spécialistes évoquent l’incapacité de l’agence spatiale américaine à tenir ses engagements. Un doute qui va surement relancer la polémique autour du 1er pas posé sur la lune par Neil Armstrong. Sans verser dans le complotisme, on est en droit de se demander comment il y a presque 51 ans, la NASA a fait, avec le peu de moyens à sa disposition à l’époque et dans un Timing réduit, pour y envoyer plusieurs missions Apollo alors qu’elle n’y arrive pas avec aujourd’hui avec tous les progrès technologiques qui ont été réalisés.

PROBLÈME D’ALUNISSAGE

Lors d’une réunion qui s’est tenue les 13 et 14 mai derniers, plusieurs membres d’un comité consultatif ont mis sérieusement en doute la capacité de la NASA à assurer un alunissage. C’est ce que l’on a appris sur le site SpaceNews. Et les propos de Tommy Holloway, ancien directeur de programme de la navette spatiale et de la Station spatiale internationale (ISS), ne rassurent guère. Il a notamment exprimé ses inquiétudes sur le programme HLS (ndlr : Human Landing System). Il y a quelques jours nous vous rappelions dans l’un de nos articles que la NASA venait d’attribuer trois contrats dans le but de développer des systèmes d’atterrissage lunaire . Blue Origin, Dynetics et SpaceX sont les entreprises qui ont été mandatées pour concevoir et développer des prototypes qui auront pour mission de véhiculer les équipages et de les poser sur la lune. Toujours selon Tommy Holloway, même si la compétence des ingénieurs de ces entreprises n’est pas à remettre en question, aucun des atterrisseurs qui seront proposés ne pourra être prêt en 2024. Une analyse corroborée par Pat Condon, consultant en aérospatial, qui fait bien le distinguo entre l’ambition affichée et la réalité « Il est difficile d’annoncer que nous ne pourrons pas le faire simplement en raison de la l’ambition déclarée, mais je pense qu’il y a un assez bon consensus parmi les membres du comité sur le fait que l’atterrissage lunaire d’humains en 2024 soit un objectif trop ambitieux ». Ce spécialiste ne se gêne pas pour rappeler que tout le monde en était conscient lors des trois dernières réunions« La NASA n’a pas la moindre chance d’alunir en 2024 ». On voit bien, ici, que le dossier divise, ce qui va certainement alimenter les théories diverses et variées comme nous l’avions évoqué lors de la venue sur btlv.fr du réalisateur Massimo Mazzuco à qui l’on doit le documentaire « American Moon » à découvrir ici

Bob Bellanca (source SpaceNews)

Illustration de la fusée Space Launch System et de la capsule Orion préparée pour le lancement.
(Crédits : NASA)