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(SANTÉ) Comment le cerveau accroît ou diminue la perception de la douleur

13 janvier 2021 —  La perception de la douleur est essentielle pour la survie, mais l’intensité de la douleur ressentie peut être amplifiée ou diminuée: par exemple, des soldats blessés au combat se rappellent souvent ne rien avoir ressenti sur le moment.

Une étude publiée dans la revue scientifique américaine Cell Reports s’intéresse au circuit cérébral responsable de l’accroissement ou de la diminution des signaux de douleur. Elle compare ce mécanisme à la manière dont un thermostat contrôle la température dans la pièce d’une maison.

Yarimar Carasquillo, principal auteur de l’étude et chercheuse au National Center for Complementary and Integrative Health (NCCIH), a expliqué que la région responsable de ce mécanisme était l’amygdale centrale, structure cérébrale essentielle dans le décodage des émotions.

En effectuant des recherches sur des souris, Yarimar Carasquillo et ses collègues ont découvert que l’activité dans les neurones qui expriment la protéine kinase C-delta amplifient la douleur, alors que les neurones qui expriment la somatostatine inhibent la chaîne de transmission dans les nerfs utilisés pour communiquer la douleur.

L’amygdale centrale n’est pas complètement responsable de la gestion de la douleur. Son rôle est par exemple de réagir au stress ou à l’anxiété qui amplifient la douleur, ou bien la concentration sur une tâche qui détourne l’attention de la personne et réduit sa perception de la douleur.

LA DOULEUR UN SIGNAL D’ALERTE?

Ressentir la douleur peut-être un avertissement essentiel signalant à la personne qu’elle a besoin d’aide, par exemple pour les personnes qui ont une appendicite ou une crise cardiaque.

Les personnes qui naissent avec une insensibilité à la douleur ne réalisent souvent pas la gravité des blessures qu’elles subissent et sont par conséquent en plus grand danger d’en mourir.

Cependant, toute douleur n’est pas utile. D’après un sondage datant de 2012, environ 11% des adultes américains ressentent de la douleur physique chaque jour.

Cela conduit souvent à la dépendance envers de puissants antalgiques comme les opiacés, ou bien à des tentatives d’automédication au moyen de médicaments contrefaits ou illégaux qui contiennent de plus en plus souvent du fentanyl, un opiacé de synthèse extrêmement puissant et dangereux.

En s’efforçant de mieux de comprendre les mécanismes cérébraux responsables de la modulation de la douleur, les chercheurs espèrent découvrir de meilleurs traitements, qui viseraient uniquement les formes de douleur qui sont « mauvaises » et inutiles.

« La réaction saine, c’est: vous ressentez une douleur, elle vous dit que quelque chose ne va pas, vous êtes soigné et la douleur s’en va », a expliqué Yarimar Carasquillo.

« Dans le cas de la douleur chronique, cela ne se produit pas, le système est bloqué. Si nous pouvons identifier ce qui bloque le système, nous pouvons inverser le phénomène », a-t-elle dit.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(OVNI) Un contact avec une IA extraterrestre est plus plausible qu’avec un E.T.

23 juin 2021 — Selon l’astronome américain Seth Shostak, si on entre un jour en contact avec une civilisation extraterrestre, il est peu probable que ce soit des « petits hommes verts ».

Dans un article paru dans  The Guardian , Seth Shostak, astronome senior du  SETI, une association qui recherche l’intelligence extraterrestre, soutient que les extraterrestres sont plus susceptibles d’être de l’intelligence artificielle (IA) quand se produira le premier contact.

En revanche Seth Shostak est sceptique au sujet du rapport du Pentagone sur les observations de L’US Navy qui sera dévoilé en principe le 25 juin.

Shostak  et ses collègues recherchent  la vie extraterrestre, y compris des êtres intelligents.  Aujourd’hui, c’est une période passionnante, car la vie extraterrestre est maintenant largement discutée à l’approche du rapport très attendu du Pentagone sur les soi-disant phénomènes aériens inexpliqués.

« Je pense qu’il est très probable qu’il y ait des extraterrestres dans notre galaxie. Mais je ne crois pas qu’ils s’aventurent dans notre espace aérien. Pas maintenant ni dans le passé », écrit le scientifique.

À la recherche des formes de vie dans l’Univers

Selon Shostak, les extraterrestres ne ressembleront pas à des « petits hommes verts », dont l’image est apparue partout dans la culture populaire.

« Il est peu probable que tous les extraterrestres qui viennent sur notre planète soient des formes de vie à base de carbone, qu’ils soient poilus ou chauves. Leurs capacités cognitives ne seront probablement pas soutenues par la masse spongieuse de cellules que nous appellerions le cerveau. Ils iront probablement au-delà de l’intelligence biologique et, probablement, au-delà de la biologie elle-même », explique l’astronome.

Shostak pense que les extraterrestres ne se déplaceront pas eux-mêmes sur Terre. Parceque cela pourrait  prendre des générations entières pour couvrir les distances énormes d’un système stellaire à un autre. Il est peu probable qu’un voyage aussi long « plaise aux passagers biologiques qui mourront  bien avant d’atteindre leur destination ». Cependant, on peut l’envisager sans problème pour des machines. En mars dernier Bob Bellanca avait reçu Seth Shostak, vous pouvez regarder cette émission en replay en cliquant ici.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2021-01-13T15:12:33+01:0013 janvier 2021|

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