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(SANTÉ) Feu vert pour le test du cannabis médical grandeur nature

14 octobre 2020 – Le ministère de la Santé vient d’autoriser par décret l’expérimentation du cannabis médical en France.

Depuis l’annonce du projet en juin 2019, la mise en action a connu de multiples retards comme en juin dernier où l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) annonçait le report à cause de l’épidémie du Covid-19.

Le décret est paru au Journal officiel, ce 9 octobre 2020 en revanche, les patients et les défenseurs du projet vont quand même devoir encore attendre mars 2021 pour le lancement effectif de l’expérimentation. Elle est prévue pour une durée de deux ans et concernera un panel de 3 000 patients maximum qui seront répartis en fonction des indications thérapeutiques pour lesquelles l’usage médical du cannabis est autorisé. C’est le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé qui définit cette répartition.

Cinq maladies ont été retenues pour être suivies et traitées : certaines formes d’épilepsies, les douleurs neuropathiques, les effets secondaires de chimiothérapie, les soins palliatifs et la sclérose en plaques.

LE RETARD DE LA FRANCE ?

Le cannabis à usage médical est autorisé dans une trentaine de pays. En Europe, les Pays-Bas en ont été les pionniers dès 2003.

À l’heure actuelle, certains malades prennent des risques pour se procurer illégalement du cannabis et impactent la santé de leur poumon en fumant alors que les médicaments qui sont utilisés dans le cannabis médical sont disponibles sous forme d’huiles, de gélules et de fleurs séchées à vaporiser. Le cannabis à fumer est exclu du protocole.

Carine Privard (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-10-14T14:12:26+02:0014 octobre 2020|

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