1erjuin 2021 — On vient de découvrir qu’une consommation d’œufs journalière aurait pour effet de développer un risque de diabète de 60 %.

On n’en connait pas encore la raison, mais on sait que les femmes seraient plus sujettes à ce risque.

Les œufs brouillés, les œufs pochés ou les œufs à la coque font partie du petit-déjeuner dans de très nombreux pays. Cependant, les avantages de ces aliments pour notre santé sont de plus en plus discutables.

Des études ont montré un lien entre la consommation d’œufs et le développement de maladies cardiovasculaires. De nouveaux travaux de scientifiques de l’Université d’Australie du Sud montrent que la consommation régulière d’œufs augmente le risque de diabète.

Les auteurs ont analysé 8 500 Chinois adultes dont la santé et l’état nutritionnel ont été évalués de 1991 à 2009. Au début de cette période, les gens mangeaient en moyenne 16 grammes d’œufs par jour, mais en 2009, ce chiffre est passé à 26 grammes par jour. L’analyse des données a montré que la consommation à long terme de plus de 38 grammes d’œufs par jour augmente le risque de développer un diabète de type 2.

Il s’est également avéré que les personnes qui mangeaient 50 grammes ou plus d’œufs par jour (soit environ un œuf de la première catégorie par jour) avaient un risque 60 % plus élevé de développer un diabète. L’association entre la consommation d’œufs et le diabète était plus prononcée chez les femmes que chez les hommes. Les chercheurs ne connaissent pas encore les relations de cause à effet spécifiques — mais des recherches plus poussées visent à faire la lumière sur cette question.

L’étude s’est basée sur les statistiques de la santé publique en Chine – aujourd’hui, la prédominance du diabète dans le pays est de 11 % – 1,3 fois la moyenne mondiale de 8,5 %-. Considérant que l’alimentation est l’un des principaux facteurs affectant le développement du diabète de type 2, c’est pourquoi les scientifiques ont décidé d’analyser les habitudes alimentaires des Chinois. Ils ont estimé qu’avec le début du XXIe siècle, les Chinois n’ont pas choisi un meilleur mode d’alimentation.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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