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(SANTÉ) Les longs séjours dans l’espace provoquent des lésions cérébrales, selon une étude

14 octobre 2021 — Des scientifiques de l’Institut de neurobiologie et de physiologie de l’Académie Salgrenska, en Suède, ainsi que des chercheurs de Moscou et de Munich, ont conclu qu’un séjour prolongé dans l’espace pouvait provoquer des lésions cérébrales. Pour arriver à cette conclusions, cinq cosmonautes russes ont participé à une étude.

Les scientifiques connaissent depuis longtemps les effets néfastes d’un séjour prolongé dans l’espace sur le corps. Les changements indésirables peuvent être  une fonte musculaire, une diminution de la masse osseuse, une vision floue et des modifications de la flore bactérienne dans l’intestin.

Dans le cadre de ce nouveau travail, les scientifiques ont suivi cinq cosmonautes russes qui travaillaient sur la Station spatiale internationale (ISS). Des échantillons de sang leur ont été prélevés 20 jours avant le départ vers l’ISS. En moyenne, ils ont passé 169 jours dans l’espace (environ cinq mois et demi). L’âge moyen des participants était de 49 ans.

Après leur retour sur Terre, les auteurs de l’étude  ont prélevé trois autres échantillons de sang : un jour plus tard, une semaine plus tard et environ trois semaines après l’atterrissage. Cinq biomarqueurs de lésions cérébrales ont été analysés : la lumière des neurofilaments (NFL), la protéine acide fibrillaire gliale (GFAP), la protéine tau totale (T-tau) et deux protéines bêta-amyloïdes.

Pour trois biomarqueurs – NFL, GFAP et bêta-amyloïde Aβ40 – les concentrations ont augmenté de manière significative après avoir été dans l’espace. « C’est la première fois que des preuves concrètes de lésions des cellules cérébrales sont documentées dans des tests sanguins après un vol spatial », a déclaré Henrik Zetterberg, professeur de neurosciences et l’un des co-auteurs principaux de l’étude.

Cependant, les scientifiques ne peuvent maintenant pas dire pourquoi ces dommages se produisent. Est-ce dû à l’apesanteur, à des modifications du liquide cérébral ou au stress associé au lancement et à l’atterrissage ? Les chercheurs n’ont pas encore trouvé de réponses à leurs questions.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-10-14T11:29:11+02:0014 octobre 2021|

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