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11 juin 2018 : La réalité virtuelle n’est plus seulement utilisée par la médecine pour traiter des maladies psychologiques comme les phobies ou les dépressions, elle sert également à diminuer la douleur des patients.

Vous préférez un anti-douleur ou un jeu vidéo ? Ce choix en apparence incongru et pourtant celui que l’on pourrait désormais vous proposer sur votre lit d’hôpital. Depuis qu’elle a fait son entrée dans le monde médical lors des années 90, de nombreuses études montrent qu’une immersion dans un environnement virtuel peut réduire la douleur et le stress et augmenter la résistance des patients.

En 2014, l’entreprise américaine Deepstream VR commence à créer des jeux vidéo en réalité virtuelle grâce auxquels les patients voient leur douleur diminuer. L’immersion permet d’apaiser l’anxiété, l’interaction atténue le sentiment de perte de contrôle et le fait de focaliser son attention sur le jeu permet au patient de penser à autre chose qu’à sa douleur. Les recherches de Deepstream VR ont prouvé que la réalité virtuelle était plus efficace qu’un jeu vidéo lambda ou qu’un film, parfois utilisés comme thérapie dans les hôpitaux.

« IMMERSION SENSORIELLE »

Healthy Mind, une start-up strasbourgeoise créée par trois jeunes ingénieurs a également développé son propre logiciel de réalité virtuelle. Labellisé dispositif médical, le programme leur a valu d’être primés par l’université d’Adélaïde en Australie puis de figurer parmi les quinze lauréats, sur 388 candidats, d’un appel à manifestation d’intérêt « Hôpital du futur » lancé par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

« La diminution des besoins en morphiniques et en narcotiques, qui ont beaucoup d’effets nuisibles, sera la préoccupation majeure en anesthésie dans les années qui viennent », explique Catherine Bernard, médecin anesthésiste-réanimateur à l’hôpital Bicêtre qui pratique l’hypnose depuis sept ans, dans des propos repris par le site Sciences et Avenir. « De manière complémentaire à l’hypnose, la réalité virtuelle peut proposer une échappée belle passant par une immersion sensorielle ».

Thibault Girardet (rédaction BTLV/source Reuters)