fbpx
x

(SANTÉ) Un nouveau médicament pour améliorer notre espérance de vie en bonne santé

25 octobre 2021 – Vieillir c’est bien. Vieillir correctement, c’est mieux. Les médicaments sénolytiques arrivent à repérer les cellules sénescentes : celles qui n’arrivent plus à se diviser et qui accélèrent le vieillissement. Le problème est le risque d’effets secondaires. En effet, ils peuvent aussi éliminer des cellules saines…

Une équipe de scientifiques de l’Université de Leicester, au Royaume-Uni, a mis au point un traitement beaucoup plus précis, n’affectant aucune cellule en bonne santé. Les chercheurs ont identifié un marqueur membranaire des cellules défaillantes qu’ils peuvent mieux identifier.

Salvador Macip est le coauteur de l’étude. Il explique que son équipe a modifié un anticorps pour qu’il puisse reconnaître les cellules spécifiques et leur délivrer une charge toxique pour les éliminer.

Les premiers tests sont prometteurs. Aucun effet négatif sur de bonnes cellules n’a été signalé. Concrètement, cela ouvre la voie à un traitement qui permet de mieux vieillir et de vivre plus longtemps en bonne santé. Par exemple, l’étude publiée sur Scientific Reports indique que la suppression des cellules sénescentes protège des cancers.

Le médicament pourrait bientôt être testé chez l’Homme.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-25T17:09:03+02:0025 octobre 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser