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(SANTÉ) Une étude de l’UC Berkeley suggère que les téléphones portables augmentent fortement le risque de tumeur

9 juillet 2021 – Sans vouloir verser dans le complotisme, il est bon de rappeler que beaucoup de gens dans le monde se sont toujours inquiétés des effets indésirables des téléphones portables sur notre santé. Une nouvelle recherche de l’UC Berkeley devrait les conforter dans leur préoccupation. Les analyses établissent un lien étroit entre les radiations des téléphones portables et les tumeurs, en particulier dans le cerveau.

60% DE RISQUES SUPPLEMENTAIRES

Les chercheurs de la célèbre université Californienne ont analysé en détail les statistiques de 46 études différentes réalisées dans le monde et ont découvert que l’utilisation d’un téléphone portable pendant plus de 1 000 heures, soit environ 17 minutes par jour sur une période de dix ans, augmentait le risque de tumeurs de 60 %. D’autre part, ils nous apprennent que l’utilisation du téléphone portable pendant 10 ans ou plus double le risque de tumeurs cérébrales.  

Menée en collaboration avec le Centre national du Cancer de Corée et l’Université nationale de Séoul, cette étude réalisée à partir des statistiques des études cas-témoins de 16 pays, dont les États-Unis, la Suède, le Royaume-Uni, le Japon, la Corée et la Nouvelle-Zélande, et dirigée par Joel Moskowitz, directeur du centre de santé familiale et communautaire de l’UC Berkeley, démontre comme il le souligne que : « L’utilisation du téléphone portable met en évidence une multitude de problèmes de santé publique », avant de rajouter « Cette étude a malheureusement reçu peu d’attention de la communauté scientifique ». 

LES FABRICANTS NE COMPTENT PAS SE LAISSER FAIRE

Le chercheur le sait, de nombreuses études portant sur les risques sur la santé de l’utilisation du téléphone portable ont été financées ou partiellement financées par l’industrie du téléphone portable, ce qui peut « éventuellement » fausser les résultats de la recherche. 

Joel Moskowitz  souligne que « certaines de ces études ont été controversées, car il s’agit d’un sujet politique très sensible avec des enjeux économiques importants pour une industrie puissante ». 

Pour exemple, les régulateurs fédéraux indiquent un manque de preuves montrant un lien direct entre le cancer et le mobile comme le prouve la déclaration de la Food and Drug administration sur son site (ndlr : FDA) : « À ce jour, il n’y a aucune preuve scientifique cohérente ou crédible de problèmes de santé causés par l’exposition à l’énergie de radiofréquence émise par les téléphones portables ». 

TROP D’ARGENT EN JEU

Pour contrer les résultats de l’université de Berkely, la FDA a également déclaré que la commission fédérale des communications a fixé une limite sur l’énergie des radiofréquences qui « reste acceptable pour protéger la santé publique ».

Droit dans ses bottes, le département californien de la santé publique a déclaré : « Bien que nos connaissances sur le sujet évoluent sans cesse, certaines expériences en laboratoire et études sur la santé suggèrent qu’une utilisation élevée et à long terme des téléphones portables peut être liée à certains types de cancer et à d’autres effets sur la santé ».

Afin de réduire les effets négatifs sur la santé, l’agence invite tout le monde à éloigner son téléphone de son corps, et conseille de le transporter dans un sac à dos, une mallette ou un sac à main. Il est vivement recommandé de ne pas mettre son téléphone dans sa poche, un soutien-gorge ou un étui de ceinture, car l’antenne de réception cherche en permanence à rester connectée. Ce qui provoque un aller et retour d’ondes permanent. Les experts ont également suggéré de mettre le téléphone en mode avion dès qu’on ne l’utilise plus, ce qui désactive les données cellulaires, le Wi-Fi et le Bluetooth.

PAS DE TÉLÉPHONE À L’OREILLE

Lors d’un appel, les experts ont conseillé d’éviter de tenir le téléphone près de la tête et d’utiliser plutôt la fonction haut-parleur ou un casque. Par ailleurs, plus le signal est faible, plus cela est dangereux car le mobile émet plus de radiofréquences pour arriver à rester connecté. 

Pour Joel Moskowitz : « Garder son téléphone portable à 25 cm de son corps entraîne une réduction de 10 000 fois l’exposition ». Au vu du nombre croissant d’utilisateurs de mobiles, les chercheurs craignent une augmentation du nombre de cancers. Voilà qui prouve encore une fois que derrière chaque avancée technologique, il y a l’obligation de faire un pas en arrière ou de côté.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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(INNOVATION) L’armée américaine s’est dotée de fusils qui visent et tirent automatiquement

27 octobre 2021 – L’armée américaine s’est récemment procuré des SMASH 2000, un système de visée informatisé qui grâce à un algorithme permet ainsi de détecter automatiquement la cible, de prédire ses mouvements et d’indiquer au tireur où viser.

Afin de permettre à ses soldats de mieux viser et donc d’être plus efficace, l’armée américaine a décidé de miser sur le SMASH 2000. Il s’agit d’un système de visée informatisé qui en apparence ressemble à une lunette classique, qui se glisse sur le haut d’un fusil d’assaut. Le système fonctionne grâce à une caméra et un laser qui permet de déterminer la distance entre l’arme et la cible. Un algorithme intégré permet ainsi de détecter automatiquement la cible, de prédire ses mouvements et d’indiquer au tireur où viser. En d’autres termes il s’agit de viseurs intelligents conçus pour aider les tireurs à repérer les cibles et à leur montrer ensuite le point de visée le plus optimal à engager, même lorsqu’ils se déplacent.

UNE SORTE DE ROBOT TUEUR

En plus de constituer une redoutable aide à la visée, le système SMASH 2000 peut au militaire quand et où tirer d’une certaine façon c’est la machine qui prend le tir en main. En fait, avec cette technologie, une fois que la lunette a acquis sa cible, le militaire n’a plus qu’à presser la détente de son arme et laisser le système électronique prendre en charge le tir. C’est donc l’algorithme qui décide de faire feu lorsqu’il est certain que la balle peut toucher sa cible. En outre, bien qu’il soit sous le contrôle d’un soldat, c’est donc tout de même le SMASH 2000 qui prend la décision finale, on peut donc le voir comme un robot tueur. Ainsi cette technologie montre que petit à petit l’intelligence artificielle prend de plus d’importance dans l’armée.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-09T15:48:09+02:009 juillet 2021|

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