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(INSOLITE) Avec la sécheresse en Californie, les sourciers reviennent en force

22 juillet 2021 – Face à la sécheresse qui sévit en Californie, les exploitants agricoles et les propriétaires terriens cherchent désespérément à accroître leur ressource en eau. Face à ces problèmes certains n’hésitent plus à se tourner vers des pratiques ancestrales en faisant appel à des sourciers.

La sécheresse qui frappe actuellement la Californie est particulièrement dure d’autant qu’elle dure depuis 2 ans à tel point que les autorités ont appelé la population à réduire d’au moins 15 % leur consommation d’eau. Le lac du barrage d’Oroville qui est le second plus grand réservoir d’eau douce de l’Etat, est à son plus bas niveau historique, ce qui symbolise parfaitement la violence de cette sécheresse. Les agriculteurs sont évidemment les plus touchés par ce manque d’eau qui condamne leur culture à la mort et dans leur désespoir nombre d’entre eux se sont tournés vers une pratique venue d’un autre temps la sourcellerie.

UNE TECHNIQUE CONTESTÉE MAIS EFFICACE

Pour rappel, un sourcier est un individu qui prétend pouvoir détecter de l’eau souterraine au moyen d’une baguette ou d’une pendule, une technique ancienne autrefois souvent utilisée, mais qui n’a jamais pu être prouvé scientifiquement. C’est d’ailleurs ce que dénonce La National Ground Water Association, un groupe d’experts, notamment des hydrogéologues, qui promeut une utilisation responsable de l’eau et décrit la sourcellerie comme étant « sans fondement scientifique ». Cependant, cette technique bien que sujette à caution a cependant un avantage, celle d’être abordable économiquement et rapide si on la compare par exemple avec l’intervention d’un géologue. C’est ce qui fait en partie son succès, d’autant que les résultats sont réels comme en atteste le cas de Doug Hill un propriétaire de vignoble qui affirme que Rob Thompson un sourcier a localisé plusieurs points d’eau au sein de son domaine. Il y a aussi le cas de Johnnie White, directeur des opérations de la société Pina Vineyard Management qui vante les mérites de sourciers et a déclaré « Je n’ai jamais utilisé un géologue pour trouver de l’eau ». Si la sourcellerie est une technique contestable sur un plan scientifique, il semble évident qu’avec la sécheresse qui n’est pas près de s’arrêter, les sourciers ont encore de beaux jours devant eux.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Starliner, la capsule spatiale de Boeing s’apprête à voler vers l’ISS

01 août 2021 – Si tout se passe comme prévu, la capsule CST-100 Starliner de Boeing devrait être lancée le 3 août 2021 pour un deuxième vol d’essai sans équipage. Un vol de la plus haute importance puisqu’il précède l’échec de son premier vol, en décembre 2019.

Alors que tout récemment le module russe Nauka avait rejoint l’ISS c’est un modèle américain cette fois qui s’apprête à rejoindre la station spatiale internationale. Ce vol était initialement prévu pour le 30 juillet 2021, mais ce deuxième vol d’essai du CST-100 Starliner, destiné aux vols habités vers la station spatiale internationale a été repoussé au 3 août. Créé par Boeing pour la Nasa, ce vaisseau commercial sera mis en orbite par le lanceur Atlas 5 de la base de Cap Canaveral, en Floride. Ce deuxième vol-test intervient plus d’un an et demi après l’échec, en décembre 2019, du premier vol lié à des défauts de logiciels de bord et de système de communication du vaisseau. Boeing a alors proposé à la Nasa de réaliser un autre vol d’essai sans équipage à ses frais.

UN VOL À FORT ENJEU

Suite à l’échec de la première tentative en 2019, Boeing s’est retrouvé fortement distancé par son rival Space X dans le domaine du transport d’astronautes. En effet depuis 2019, la société Space X a réussi ses essais, mais surtout, elle a lancé 3 équipages d’astronautes vers l’ISS. Ce vol est également important de par le coût financier qu’il représenterait surtout en cas d’échec. À titre d’exemple, l’échec de 2019 avait coûté à l’entreprise près de 410 millions de dollars. Ce vol a d’ailleurs fait l’objet d’une surveillance active de la part de la NASA qui au cours d’une enquête a localisé un total de 80 corrections nécessaires pour la préparation du Starliner. Enfin, un succès permettrait à Starliner de débuter les vols habités ce qui constitue une nouvelle étape cruciale pour le Starliner de Boeing.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-22T15:02:28+02:0022 juillet 2021|

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