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(SCIENCE) Des virus très anciens ont été découverts dans un glacier du Tibet

22 juillet 2021 – C’est en forant dans un glacier situé dans la calotte glaciaire de Guliya, sur le plateau tibétain qu’une équipe de chercheurs a identifié plusieurs virus inconnus vieux de 15 000 ans. Cette découverte peut être perçue comme une conséquence directe de la fonte de la glace qui a rendu accessibles des organismes piégés dans le pergélisol.

Ces virus ont été trouvés à 6,7 kilomètres au-dessus du niveau de la mer, grâce à de nouvelles techniques de métagénomique et de nouvelles méthodes permettant de maintenir les échantillons de glace stérilisés. Au total, 28 virus totalement nouveaux ont été identifiés et auraient survécu dans des conditions extrêmes.  Ces virus constituent une source d’information importante pour les scientifiques, car ils nous renseignent sur l’histoire des écosystèmes de l’époque notamment sur les conditions climatiques et environnementales dans lesquels ils ont évolué. La majorité de ces nouveaux virus sont des bactériophages capables d’infecter les méthylobactéries qui sont des bactéries importantes pour le cycle du méthane dans la glace.

Tout porte à croire selon les scientifiques que ces virus proviennent probablement du sol ou des plantes, car cela facilite l’acquisition de nutriments pour leurs hôtes selon les chercheurs. Si la découverte de virus aussi anciens peut soulever des inquiétudes dans le contexte actuel. Les chercheurs eux au contraire estiment que cette découverte est des plus bénéfiques. Car emprisonnés dans la glace se trouvent des informations précieuses sur les changements environnementaux et sur l’évolution des virus. De manière plus concrète, l’étude de ce type de virus pourrait permettre de savoir comment les virus et les bactéries réagissent au réchauffement climatique. Une question qui est plus que jamais d’actualité.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-22T15:14:59+02:0022 juillet 2021|

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