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(SCIENCE) Du poulet synthétique sera bientôt en vente

4 décembre 2020 – Une bonne nouvelle pour les Vegan qui aimaient la viande ! Du poulet artificiel devrait pouvoir être à la carte de certains restaurants de Singapour après le feu vert des autorités locales. C’est « une première mondiale » d’après Eat Just, la start-up américaine qui est à l’origine du projet. D’après elle, la consommation mondiale de viande pourrait augmenter de 70% d’ici 2050. Cette viande artificielle pourra, en partie, répondre à la demande des consommateurs. Josh Tetrick, le co-fondateur et PDG de Eat Just souligne : « Je suis persuadé que l’autorisation du régulateur pour notre viande cultivée sera la première d’une série à Singapour et dans d’autres pays dans le monde ». La « viande » synthétique avait été autorisés à la vente par l’agence de sécurité alimentaire de la cité-Etat d’Asie du Sud-Est. Josh Tetrick précise que c’est « une avancée pour l’industrie alimentaire mondiale », alors que diverses sociétés et start-ups s’engagent à produire des protéines animales avec moins d’impact sur l’environnement par rapport aux élevages intensifs. L’agence de sécurité alimentaire singapourienne a confirmé mercredi : « Eat Just a soumis une demande de vérification ». Le produit de la start-up américaine « a été déclaré propre à la consommation dans les quantités prévues et a été autorisé à la vente à Singapour comme ingrédient des nuggets Eat Just ».

Eat Just qui propose du poulet synthétique cultivé à partir de cellules animales précise avoir produit plus de 20 lots de viande dans des bioréacteurs de 1.200 litres pour soumettre le produit à des tests de qualité et de sécurité. Toutefois, les experts de IDTechEx, société britannique d’études économiques, soulignent : « la question reste de savoir si une commercialisation rapide est vraiment la meilleure chose à faire pour l’industrie de la viande de laboratoire ». En effet les consommateurs peuvent ne pas être prêts pour ce type d’alimentation artificielle. De plus « le moindre problème de sécurité alimentaire serait catastrophique pour cette industrie naissante ».

UN BON POINT POUR L’ÉCOLOGIE

L’élevage intensif est source de méthane, un gaz qui favorise l’effet de serre et cette activité peut contribuer également à la déforestation. Les succédanés de viande sont, à ce jour, à base de végétaux. Jusqu’à présent, la production de viande artificielle était restée expérimentale et elle était considérée comme trop couteuse par rapport à l’élevage. En 2019, Eat Just parait de « 50 dollars par nugget ». Il semblerait que depuis, la start-up a fait « des progrès considérables » afin de réduire les coûts : « dès le début nous aurons un prix similaire au poulet haut-de-gamme d’un restaurant chic » a déclaré un porte-parole à l’AFP ; Eat Just pense pouvoir parvenir à un prix plus bas que celui du poulet naturel dans les prochaines années.

DES FRUITS DE MER ARTIFICIELS

D’autres aliments 2.0 semblent être demandés par Singapour qui encourage les start-ups qui développent de nouvelles technologies alimentaires. Il y a une explication à cela : Singapour « n’a virtuellement pas d’agriculture, nous importons plus de 90% de notre nourriture » précise monsieur Chen de l’Université technologique de Nanyang. Singapour espère à terme, avec cette technologie alimentaire produire 30% de ses propres besoins alimentaires d’après le Good Food Institute Asie Pacifique, cet organisme américain qui encourage les initiatives en matière de développement de protéines industrielles de synthèse. Le professeur Ding Shijie de l’université agricole de Nanjing en Chine pense que Singapour va « accélérer les financements pour la viande de synthèse, non seulement en Chine mais dans toute l’Asie ». D’autres projets de remplacement de la viande sont en cours : fruits de mer de synthèse, raviolis aux fruits tropicaux. Dans l’espace aussi de la viande biosynthétique sera au menu. Voir l’article. Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2020-12-08T10:58:11+01:004 décembre 2020|

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