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(SCIENCE) Il y a 3,5 milliards d’années les premières formes de vie étaient unicellulaires

15 janvier 2021 — Des organismes avaient déjà la capacité de se mouvoir il y a 2,1 milliards d’années, selon une étude publiée lundi décrivant « les plus vieilles traces fossiles » de déplacement et relançant le débat sur la datation des premières formes de vie complexes sur Terre.

« Le mouvement est un indicateur d’une certaine sophistication biologique », explique Abderrazak El Albani de l’Université de Poitiers, co-auteur de l’étude publiée dans les Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Les premières formes de vie apparues sur Terre, il y a environ 3,5 milliards d’années étaient unicellulaires, des êtres vivants constitués d’une seule cellule, comme les bactéries.

LA COMPLEXITÉ COMMENCE IL Y A 1,8 MILLIARDS DANNÉES

Les formes de vie complexes, comme les plantes et les mammifères, ont des cellules dites « eucaryotes », avec des chromosomes abrités dans un noyau. Un certain consensus scientifique fait remonter l’émergence des eucaryotes à 1,8 milliard d’années.

« Nous avons découvert des traces des mouvements verticales, obliques, horizontales, avec tout le respect que j’ai pour le monde bactérien, il est incapable de se déplacer comme ça », précise le géologue. « C’est forcement des eucaryotes ! »

Jusqu’à maintenant, les plus anciennes traces de mobilité découvertes en Australie, aux États-Unis, au Canada, en Afrique … avaient 570 millions d’années.

Abderrazak El Albani et ses collègues avaient déjà fait sensation en 2010 en annonçant la découverte, sur le même site au Gabon, de fossiles d’organismes « pluricellulaires » vieux de 2,1 milliards d’années, c’est-à-dire jusqu’à 1,5 milliard d’années plus tôt que scientifiquement attesté au moment de la parution.

LA FIN DE LA PÉRIODE GLACIÈRE LIBÉRE LA VIE

« Un boom biologique » rendu possible par un changement environnemental. A cette époque, la Terre sortait d’une période glaciaire. En fondant, la glace a libéré de grandes quantités d’oxygène et de nutriments permettant à la vie de franchir un nouveau palier d’évolution, explique le géologue.

L’ampleur de cette découverte avait valu en 2010, la couverture de la revue scientifique britannique Nature, même si, selon des experts, elle « posait plus de questions qu’elle n’apportait de réponses ».

Depuis, avec l’équipe internationale de chercheurs qu’il coordonne, M. El Albani n’a cessé de fouiller le bassin de Franceville, au Gabon, « un site unique en termes de conservation », y découvrant ces « traces de mobilité ».

« Il s’agit de structures tubulaires, de diamètre relativement constant (plusieurs millimètres), plus ou moins sinueuses, et qui traversent les lamines (fines couches) sédimentaires », précise un communiqué du CNRS.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(MYSTÈRE) Est-il dangereux de jouer au Ouija ?

28 février 2021 – Pour capter des informations ou par amusement, les adeptes du spiritisme s’adonnent au Ouija (prononcé « oui-ja »). Invention du XIXème siècle, cette planche sur laquelle se trouvent les lettres de l’alphabet, les chiffres, et les termes « oui », « non » voire « bonjour » et « au revoir », semble pouvoir être l’intermédiaire entre le monde de l’au-delà et les vivants. Les utilisateurs du Ouija questionnent l’esprit qui serait « appelé » en séance par l’intermédiaire d’un objet (un verre ou une « goutte »). Ce dernier se dirige vers les symboles, les uns après les autres, afin de constituer des réponses à leurs questions. Pour certains, le déplacement est dû à l’énergie des participants ou à l’effet idéomoteur (mouvements inconscients des personnes qui touchent l’objet durant la séance), pour d’autres à des entités appartenant au monde du subtil ou au royaume des défunts.

Alors que la communauté scientifique considère la pratique comme une pseudoscience, et que pour certains parapsychologues, le Ouija est sans danger particulier, un certain nombre de médiums déconseillent fortement de  » jouer avec ça « . En effet, des expériences négatives en séance et/ou des conséquences indésirables pourraient se manifester en s’adonnant à la pratique du Ouija (voir la libre antenne BTLV du 25 janvier).

En 1901, William Fuld, inventeur et entrepreneur américain de Baltimore (Maryland), a commencé la production de ses propres planches sous le nom de « Ouija ». D’après lui, « Ouija » serait un ancien mot égyptien signifiant  » bonne chance. » Il est aussi la combinaison de « oui » en français et en allemand. Le Ouija fût considéré pendant longtemps comme un jeu de société, puis pendant la première guerre mondiale, Pearl Curran (médium américaine) en a fait un support de divination. Elle aurait été guidée, via le Ouija par Patience Worth pour écrire ses romans.

Les spirites disent que le Ouija est une forme de médiumnité qui permettrait de communiquer avec d’autres plans. Pour les religions monothéistes, cette pratique est liée à l’occulte, et ceux qui participent à des séances de Ouija parlent en réalité avec le Diable ou des entités négatives.

Alors si comme dans le film  » Jumanji « , vous préférez ne pas être obligé de terminer la partie, mieux vaut peut-être ne pas la commencer … Cependant, pour les plus audacieux d’entre vous, pourquoi ne pas aller passer une soirée au château de Fougeret, dans la Vienne, pour oser l’expérience avec Véronique Geffroy, une experte en la matière ?

Voir également l’émission  » Les Affranchis de l’info  » : Paranormal, peut-on tout expliquer ? (réservé aux abonnés)

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

2021-01-15T17:21:23+01:0015 janvier 2021|

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