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(SCIENCE) La couche d’ozone agit sur la couleur des fleurs

15 octobre 2020 – Impossible à percevoir avec nos yeux, le changement de la couleur des fleurs est pourtant très préoccupant. À terme, il se pourrait que ce problème impacte certaines plantes et leur capacité à se reproduire.

On connaissait l’impact du réchauffement climatique sur les animaux : certains sont contraints de décaler leur période de reproduction, d’autres migrent vers des endroits plus adaptés, mais on connaissait moins les conséquences sur les fleurs, qui pourtant subissent elles aussi le dérèglement climatique.

Avec son équipe, Matthew Koski, professeur au département des sciences biologiques de l’Université de Clemson (États-Unis) publie les résultats de son étude dans la revue Current Biology. Pour cette recherche, les scientifiques ont récolté et examiné 1 238 fleurs de 42 espèces différentes datant de 1940 à 2017. L’objectif étant de comparer l’évolution de la pigmentation UV en fonction de l’évolution des températures et de l’exposition au rayonnement solaire.

La couche d’ozone absorbant de moins en moins les rayonnements solaires ultraviolets perd de son rôle de protection pour les êtres vivants et les écosystèmes.

LES FLEURS LES PLUS EXPOSÉES AUX RAYONS UV CONTIENNENT PLUS DE PIGMENTS

Les scientifiques ont bien constaté que le nombre de pigments dans les pétales des fleurs étudiés avait augmenté de 2 % chaque année depuis 1941.

Ce phénomène change la perception des pollinisateurs, comme les abeilles et les colibris, car ces derniers sont habituellement attirés par le contraste entre les pigments UV. Ainsi, certaines fleurs perdent en partie leur attractivité auprès des pollinisateurs de passage qui pourraient ne même pas les voir. La conclusion de l’étude laisse donc penser que ce changement progressif peut perturber la capacité de reproduction de certaines plantes.

Clemson Newsstand, coauteur de l’étude, précise que « Cela a des implications pour la reproduction végétale des fleurs sauvages indigènes et des espèces cultivées domestiquées qui ont des motifs floraux UV comme le canola et les tournesols. La modification de la coloration florale UV a le potentiel de perturber les services de pollinisation ».

CHANGEMENT GÉNÉTIQUE OU PONCTUEL

D’après l’étude de Koski, les végétaux les plus concernés par cette modification de couleur sont ceux qui poussent dans des régions les plus proches des pôles, précisément là où se trouvent les trous de la couche d’ozone censée arrêter les UV du soleil.

S’agit-il d’un changement génétique profond chez les fleurs ou d’un changement ponctuel pour s’adapter à une variation climatique momentanée ? À l’heure actuelle, les scientifiques planchent sur le sujet…

 Carine Privard (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-10-15T16:10:35+02:0015 octobre 2020|

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