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(SCIENCE) La vitesse de la lumière, c’est dépassé !

25 mai 2021 — Quand il se déplace dans le vide, un photon de lumière atteint une vitesse d’environ 300 mille kilomètres par seconde, une limite qui jusqu’à présent était inviolable.

Mais on vient de découvrir que la lumière a certaines fonctionnalités qui permettent d’enfreindre cette règle. Malheureusement cela n’accélérera pas les voyages interstellaires, mais cela aidera à créer une toute nouvelle classe de lasers.

Les physiciens cherchent depuis longtemps la limitation de la vitesse des impulsions lumineuses, les accélérant et même les ralentissant jusqu’à un arrêt virtuel complet mais virtuel. Divers matériaux ont été utilisés, tels que des gaz atomiques froids, des cristaux réfractifs et des fibres optiques.

Cette fois, des chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory en Californie et de l’Université de Rochester à New York  l’ont manipulé à l’intérieur de groupes de particules chargées, en ajustant la vitesse des ondes lumineuses dans le plasma à environ un dixième de la vitesse habituelle dans le vide et jusqu’à 30% plus rapidement.

VERS DES LASERS DE PLUS EN PLUS RAPIDES

Les impulsions de photons peuvent entrer en collision de manière à créer des ondes. Les ondes lumineuses traversent la matière à une vitesse décrite par les chercheurs comme une vitesse de groupe, et c’est cette «onde d’ondes» que les scientifiques ont contrôlé en changeant les conditions électromagnétiques.

En prélevant des électrons dans un flux d’ions d’hydrogène et d’hélium à l’aide d’un laser, les chercheurs ont pu modifier la vitesse de groupe des impulsions lumineuses envoyées à travers le plasma par une seconde source de lumière.

D’un point de vue pratique, l’expérience n’est pas du tout utile pour les voyages interstellaires, mais incroyable pour les lasers et créera ainsi une nouvelle génération puissante de ces appareils. Les lasers utilisent aujourd’hui des matériaux optiques à l’état solide qui ont tendance à être endommagés à des énergies élevées. L’utilisation de flux de plasma pour modifier les caractéristiques de la lumière devrait résoudre ce problème.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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À la Une

Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-05-25T15:08:10+02:0025 mai 2021|

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