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(SCIENCE) Le cerveau serait-il le reflet de l’univers ?

19 novembre 2020 – des scientifiques ont montré des analogies entre le cortex cérébral humain et la cartographie de l’Univers. L’astrophysicien, Franco Vazza, de l’Université de Bologne et Alberto Feletti, neurochirurgien de l’Université de Vérone, ont pu mettre en évidence que le cerveau humain et l’Univers avaient de grandes ressemblances.  Franco Vazza et Alberto Feletti ont comparé le réseau neuronal du cerveau au réseau que forment les galaxies. Les Italiens ont pu trouver des similitudes étonnantes. L’objectif étant d’observer la manière de dispersement dont la matière dans le cerveau et l’Univers. L’étude, publiée dans Frontiers in Physics, montre la comparaison entre une simulation du réseau galactique et des coupes du cerveau ainsi que du cervelet.

Le cerveau humain étant constitué d’un gigantesque réseau de neurones (entre 65 et 85 milliards), l’Univers connu se compose lui, d’un réseau de centaines de milliards de galaxies (peut-être 2000 milliards).

70% DE MATIÈRE NEUTRE DANS LES 2 CAS

Le réseau galactique du cosmos d’un diamètre de 100 milliards d’années-lumière et le cerveau humain sont des systèmes extrêmement complexes. Leur taille étant considérablement différente (une séparation de 27 ordres de grandeur). L’analyse quantitative, que les deux scientifiques ont effectué montre que ce sont les mêmes processus physiques qui semblent être à la base de l’organisation de ces 2 structures. 70% du cerveau est composé d’eau et 70% de l’Univers serait composé de matière noire. Le rapport masse/énergie, dans le 2 cas serait identique. En effet, les deux systèmes n’ont seulement que 30% de leur masse qui se compose de neurones ou de galaxies. De plus, ces 2 organisations sont constituées de longs filaments et de nœuds entre eux.

Dans le cerveau humain ainsi que dans l’univers observable, il y a environ 1010 à 1011 nœuds interconnectés respectivement de neuronaux et de filaments galactiques. Franco Vazza et Alberto Feletti ont aussi envisagé que dans les deux cas, il y avait une tendance à grouper plusieurs liens au sein de mêmes nœuds.

Le neurochirurgien Alberto Feletti, précise : « De nouveau, les paramètres structurels ont recensé les niveaux inattendus de convention. Ces deux réseaux complexes montrent plus de similitudes que ceux partagés entre l’âme cosmique et une galaxie ou un réseau neuronal et l’intérieur d’un fuselage neuronal ».

Reste à voir si au sein de l’infiniment petit, le schéma est le même.

Pour voyager dans l’Univers avec l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet, vous pouvez visionner son émission avec Bob Bellanca : Espace, Univers et trous-noirs (réservé aux abonnés).

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-11-19T22:18:14+01:0019 novembre 2020|

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