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(SCIENCE) Le vaccin en patch : adieu l’aiguille ?

28 septembre 2021 – Des scientifiques américains ont mis au point un vaccin en patch composé de micro-aiguilles. Il serait plus efficace que les doses traditionnelles. Est-ce la fin des aiguilles qui font peur ?

UNE AVANCÉE GRÂCE À L’IMPRESSION 3D

Cela fait des années qu’on cherchait une alternative à l’aiguille. Les chercheurs avaient du mal à franchir un obstacle, celui de la fabrication à grande échelle. Mais les dernières avancées technologiques, dont l’impression 3D, facilitent les choses. 

On utilise la technique CLIP (pour Continuous Liquid Interface Production) pour imprimer les patchs, avec de l’ultra-violet et une résine spéciale.

UNE MÉTHODE PLUS EFFICACE ?

L’avantage de ce nouveau type de vaccin, c’est qu’il semble être bien plus performant : les micro-aiguilles ne pénètrent que la partie superficielle de la peau (transdermique), contrairement aux vaccins traditionnels qui vont jusqu’à la partie sous-cutanée. Le remède est directement délivré aux cellules immunitaires de la peau, ce qui permet de réduire le dosage administré.

On s’est rendu compte, en faisant des tests sur des souris, que les patchs apportaient une réponse immunitaire cinquante fois plus importante qu’un vaccin classique.

ET LE COVID ?

L’équipe de chercheurs affirme que ces patchs peuvent être adaptés pour la grippe, la rougeole, l’hépatite et même le Covid-19 qu’on connaît bien aujourd’hui. Ils n’ont pas besoin d’être conservés au froid ou d’être manipulés avec une précaution particulière. 

Les tests n’ont pas encore été réalisés sur les êtres humains. Mais on s’attend à des résultats aussi concluants que ceux faits sur les souris. On espère aussi que les vaccins ARN (comme le Pfizer ou le Moderna contre le coronavirus), pourront être délivrés en patch. 

L’étude complète est à retrouver ici (en anglais).

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

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À la Une

Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-09-28T12:15:14+02:0028 septembre 2021|

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