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(SCIENCE) Les recherches non reproductibles seraient plus citées que les recherches reproductibles

27 mai 2021 — Si vous êtes un habitué des articles que nous postons quotidiennement sur btlv.fr,  vous avec dû vous rendre compte qu’il y a pléthore d’articles faisant référence à de la prose scientifique.

Cette fois, il s’agit d’une recherche sur les recherches et le constat est terrible : les articles scientifiques dont les expériences ne peuvent pas être reproduites sont plus souvent cités et mentionnés que ceux dont les expériences sont validées.

Le partage massif de certaines publications provoque une véritable crise méthodologique dans laquelle il a été constaté que de nombreuses études scientifiques sont difficiles ou impossibles à répéter ou à reproduire. La raison de l’impossibilité de reproduire l’étude n’est pas toujours sa mauvaise qualité ou un mensonge dans l’article original. Par exemple, le résultat peut être exact pour un échantillon de participants d’un pays, mais n’est pas reproductible si l’étude est répétée dans une autre culture.

Cependant, dans une étude publiée dans la revue Science Advances , les scientifiques n’ont pu reproduire que 39 articles sur 100 dans les principales revues de psychologie. Dans les revues économiques – 11 articles sur 18 et dans les scientifiques – 13 articles sur 21.

Les chercheurs ont également constaté que les articles qui ne pouvaient pas être reproduits dans ces trois échantillons étaient, en moyenne, 153 fois plus cités en huit ans que ceux qui ont été confirmés par la suite. Bien que l’échantillon d’articles scientifiques soit restreint, les résultats étaient encore plus choquants: les articles qui ne pouvaient pas être reproduits comptaient 300 citations de plus que les articles confirmés.

« Les résultats intéressants ou convaincants sont également plus susceptibles d’obtenir une couverture médiatique ou de se répandre sur des plateformes comme Twitter, qui retiennent beaucoup l’attention, mais cela ne les rend pas vrais pour autant », écrivent les chercheurs.

Les scientifiques affirment que la prolifération de recherches peu fiables ou inexactes peut dérouter de nombreux autres chercheurs. A titre d’exemple, les auteurs citent un faux article sur les vaccinations qui causent l’autisme. Cette recherche a été largement citée et a inspiré tout un mouvement anti-vaccin, qui a eu des conséquences désastreuses.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-05-27T13:30:53+02:0027 mai 2021|

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