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(SCIENCE) L’extraordinaire histoire de la règle à calcul

15 décembre 2020 — La règle à calcul a été pendant plusieurs siècles le premier ordinateur du monde. C’est avec l’aide de cette fameuse règle à calcul que l’homme a mis le pied sur la Lune pour la première fois en juillet 1969. Mais aujourd’hui cet objet mythique a disparu de la trousse des écoliers et des étudiants pour être remplacé par le smartphone. Mais revenons sur la genèse de ce fantastique instrument qui a permis de réaliser de difficiles calculs qui ont donné mal de tête à des générations de mathématiciens.

CRÉATION DU SIGNE X

L’histoire commence avec William Oughtred, diplômé de l’Eton School et du Cambridge King’s College, pasteur de l’église d’Alsbury, Surrey. Il  était un mathématicien passionné et aimait enseigner sa matière préférée à de nombreux étudiants. «De petite taille, aux cheveux noirs et aux yeux noirs, avec un regard vif, il réfléchissait constamment à quelque chose, dessinant des lignes et des schémas dans la poussière», a décrit l’un de ses  biographes. « Lorsqu’il est tombé sur un problème mathématique particulièrement intéressant, il lui est arrivé de ne pas dormir ni manger jusqu’à ce qu’il trouve la solution. »

William Oughtred

En 1631, William Oughtred a publié  son best-sellers, le manuel Clavis Mathematicae (La Clé des mathématiques ). Un jour, alors qu’il discutait du «calcul mécanique» à l’aide de la règle d’Edmund Gunther avec son élève William Forster, il remarqua l’imperfection de cette méthode. Il inventa le signe (X) de la multiplication et surtout la création des échelles logarithmiques.

UNE INVENTION RESTÉE SECRÈTE UN TEMPS

William Forster  a rapporté  plus tard : «C’était supérieur à n’importe quel instrument que je connaissais. Je me suis demandé pourquoi il cachait cette invention la plus utile pendant de nombreuses années …  » Oughtred lui-même a expliqué qu’il s’agissait juste d’une petite astuce et que finalement un bon mathématicien n’avait pas besoin de ce subterfuge pour utiliser son art.

Cependant, l’élève a insisté sur la publication et en 1632, Oughtred a écrit (en latin) et Forster a traduit en anglais la brochure Cercles of Proportions and the Horizontal Instrument, qui décrivait la règle à calcul.

La paternité de cette invention a été contestée par un autre de ses étudiants – Richard Delamayne, qui a publié en 1630 le livre « Grammelogy or Mathematical Ring ». Certains diront qu’il a simplement volé l’invention de l’enseignant, mais il a peut-être trouvé une solution identique au même moment. La règle à calcul a rendu les calculs complexes beaucoup plus faciles pour les ingénieurs et les scientifiques. Au XXe siècle, avant l’avènement des calculatrices et des ordinateurs, la règle à calcul était autant un symbole de l’ingénierie qu’un stéthoscope l’est pour les médecins.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(CLIMAT) Un seul pays au monde semble en mesure de réaliser ses objectifs climatiques

21 septembre 2021 –  Pour de nombreux pays dans le monde la réalisation d’un certain nombre d’objectifs climatiques constitue un véritable défi. À un tel point que pour le moment un seul pays dans le monde semble en bonne voie pour réaliser ses objectifs. Il s’agit de la Gambie.

La Gambie est pour le moment le seul pays au monde à avoir obtenu une note climatique globale compatible avec les objectifs fixés par l’Accord de Paris. Pour rappel, il s’agit d’un traité international sur le réchauffement climatique adopté en 2015 qui est censé unifier toutes les nations dans une cause commune pour lutter contre le changement climatique. En effet, selon une étude du Climate Action Tracker a examiné l’Europe et 36 autres nations qui prend en compte de nombreux facteurs, comme les politiques climatiques nationales, les mesures et l’utilisation des terres, le soutien financier international et les objectifs climatiques fixés par ces pays. La Gambie semble pour le moment le seul pays en mesure de réaliser ses objectifs climatiques.

LA GAMBIE, UN EXEMPLE À SUIVRE

Selon l’étude, la Gambie n’est pas le seul pays en mesure de réaliser ses objectifs climatiques, d’autres pays comme le Costa Rica, le Maroc, l’Éthiopie ou le Royaume-Uni s’en rapproche, mais sont loin d’être au même niveau. La Gambie peut être considérée comme un exemple à suivre en raison des nombreuses actions qu’elle a mise en place pour le climat. Tout d’abord, le pays mise majoritairement sur les énergies renouvelables et dispose de l’une des plus grande installations solaires d’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement gambien est également parvenu à restaurer 10 000 hectares de forêts, de mangroves et de savanes. Enfin, la Gambie s’est également engagée à limiter l’utilisation abusive des ressources forestières, il convertit également les terres agricoles inondées en rizières sèches. Ainsi, la Gambie semble sur le point de devenir un symbole pour tous les pays luttant pour la sauvegarde de notre planète.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2020-12-15T11:38:30+01:0015 décembre 2020|

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