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(SCIENCE) Nous avons une reconnaissance faciale intégrée

1erdécembre 2020 — Même si la technologie permet désormais de reconnaître tous les visages de la planète, notre cerveau a toujours su le faire pour nous. Une étude espagnole de l’équipe de scientifiques du Centre de recherche sur l’évolution et le comportement humain met en évidence qu’une partie de chaque personne reste inchangée quelque soit les événements de la vie. Si la vie nous façonne, nous formate ou nous transforme, y’a-t-il une part de nous-mêmes qui reste toujours la même ? Nos expériences, bonnes ou mauvaises, positives ou négatives peuvent influer sur notre personnalité, notre identité. Des scientifiques de Madrid ont fait une étude sur l’influence des expériences sur l’identité de soi. Pour cette expérience, les divers participants devaient analyser des visages connus, inconnus ou les leurs, et estimer l’étape de la vie correspondante aux visages en question.

Les membres de l’équipe ont ensuite analysé les scintigraphies cérébrales des personnes ayant participé. Le neuroscientifique, Miguel Rubianes, de l’Université Complutense de Madrid, a pu affirmer : « en conjonction avec la littérature précédente, nos résultats indiquent qu’il existe un composant qui reste stable, tandis qu’une autre partie est plus susceptible de changer avec le temps ».

AUTO-RECONNAISSANCE AU FIL DES ÂGES

L’équipe de Miguel Rubianes s’est appuyée sur des recherches précédentes, qui mettent en évidence que l’auto-identification visuelle pouvait avoir le fonctionnement d’un indicateur de la conscience de soi-même. Grâce à l’effet d’autoréférence, les informations en relation avec soi sont mémorisées de manière plus efficace que les informations concernant les autres.

Une étude parue en 2012 dans la revue Neuropsychologia, ainsi qu’une étude plus récente, publiée en 2019 dans Biological Psychology avaient mis en évidence que ce sont des processus neurologiques qui permette de différencier notre visage de celui des autres.

Diverses régions du cerveau sont actives afin de reconnaître et donner une signification à des ensembles de caractéristiques familières. La reconnaissance de soi serait en fait facilitée par un besoin moindre en ressources attentionnelles. L’objectif de Miguel Rubianes et de son équipe était d’identifier les processus neurologiques qui étaient impliqués dans la reconnaissance des visages pour déterminer si notre cortex cérébral voyait notre propre visage comme une image familière ou si nous avions plutôt un lien réel avec le moi du passé et du présent.

DES PISTES VERS LE TRAITEMENT DES TROUBLES DE L’IDENTITÉ

Avec 20 participants et 27 images de visages présentées à chacun, les scientifiques ont pu examiner et enregistrer l’activité du cerveau au cours de l’expérience. Ce sont les ondes N170, N250 et P3 qui ont notamment été étudiées car elles sont connues pour avoir un rôle dans la perception des visages.

La carte du cerveau établie et les remarques des participants ont mis en évidence que l’impression du « je » est actualisée au fil de la vie. Notre cerveau traiterait notre portrait en tant qu’enfant comme nous-même et non pas comme un souvenir de nous enfant. Miguel Rubianes pense que ces résultats sont à la base d’une nouvelle piste vers le traitement de pathologies psychologiques. Il explique : « Le rôle de l’identité personnelle promet d’être un concept beaucoup plus important qu’on ne le pensait auparavant et pourrait jouer un rôle fondamental dans les processus d’évaluation et d’intervention psychologiques ».

Schizophrénie et autres troubles de la personnalité seront donc, après encore quelques études plus précises peut-être mieux prises en charge à l’avenir.

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2020-12-01T17:42:35+01:001 décembre 2020|

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